Fiscalité à GenèveQue faire de l’excédent de 1,4 milliard?
La manne financière rapportée par l’exercice 2023 ne laisse pas indifférents les différents partis genevois. La droite appelle à poursuivre la baisse d’impôts tandis que la gauche demande la fin de l’austérité.

«L’envolée se poursuit alors que la population trinque», «un excédent exceptionnel», «bénéfice de 1 milliard: les oubliés», etc. À grand renfort de formules-chocs, la plupart des formations politiques genevoises se sont empressées de commenter le résultat exceptionnel de l’exercice budgétaire 2023. Il y a de quoi s’emporter: le Canton a dégagé un bénéfice de près de 1,4 milliard de francs. Une bonne partie de cette somme a été dévolue à une baisse d’impôts et à la réduction de la dette.
Pour le PS, un si beau résultat est jugé «insolent» vu «la précarité qui menace une part toujours plus grande de la population». Le parti à la rose appelle à rediriger cet argent vers la population, notamment en renforçant les services publics et en accélérant la transition écologique. Mais pas n’importe comment: les socialistes dénoncent la volonté du Conseil d’État d’assortir la gratuité des TPG pour les moins de 25 ans à une flexibilisation des tarifs.
Du côté des Verts, on s’interroge sur l’important écart entre le budget 2023 (déficitaire) et les comptes finaux. Les écologistes rappellent que c’est la deuxième année de suite que cela arrive.
Poursuivre la baisse d’impôts
La droite, elle, se réjouit de la baisse d’impôts annoncée par le Conseil d’État. «Ce résultat confirme à nouveau les effets positifs de la RFFA», salue le PLR dans un communiqué. Les libéraux-radicaux souhaitent aller plus loin et appellent à alléger la fiscalité sur «l’outil de travail».
Le parti Libertés et justice sociale (LJS) est un peu plus mesuré, souhaitant simplement «une redistribution juste et pragmatique de l’excédent en tenant compte des besoins actuels de la population».
Enfin, le MCG est mi-figue mi-raisin. Le parti antifrontaliers se réjouit de la baisse d’impôts et de la gratuité des transports publics pour les moins de 25 ans. Mais il juge aussi que le Conseil d’État ne s’attaque pas assez à certains problèmes. Il souhaite l’arrêt de l’engagement des frontaliers à l’État et la fin de la rétrocession de 350 millions de francs chaque année à la France.
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