Passer au contenu principal

Santé et télétravail«Fatigue à distance»: le syndrome qui s’est immiscé dans nos vies

Tous ceux pour qui les études ou le travail sont devenus impossibles sans visioconférence le connaissent bien. Notre cerveau en a vraiment horreur.

Nos sens s’efforcent de combler interruptions et décalages pour maintenir la cohérence du message reçu. Et c’est éreintant.
Nos sens s’efforcent de combler interruptions et décalages pour maintenir la cohérence du message reçu. Et c’est éreintant.
GETTY IMAGES

Depuis plus de deux mois, je rencontre près de soixante enfants sur la plateforme Zoom. Une fois l’attrait de la nouveauté passé, une fatigue, voire un découragement sont apparus. «Madame, regarder un écran, comme ça, c’est trois fois plus fatigant que d’être en classe», ai-je entendu avec étonnement d’un groupe d’enfants qui n’ont aucun problème à passer des heures sur des jeux vidéo comme «Fortnite» ou «Counter-Strike». Le syndrome de «fatigue à distance» (en anglais, ce phénomène a été baptisé Zoom fatigue syndrome) touche aussi les enseignants, qui se plaignent de maux de tête, de douleurs oculaires et de baisse de la concentration. Moi-même, après une session de quatre heures de cours à distance, je suis exténuée, alors qu’il m’est arrivé plus d’une fois de rester bien plus longtemps devant un écran, à écrire ou même à regarder une série.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.