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Fabrique des arts vivantsfar°, le festival qui incite son public à se muer en participant

Jusqu’au 22 août, Nyon diffuse les arts vivants aux quatre coins de son territoire. Bien planté dans le contexte pandémique, le rendez-vous de l’été verse sur notre réalité un faisceau qu’il nomme «Communs singuliers». On est allé y faire cueillette, un petit panier sur le bras.

Véronique Ferrero Delacoste, vestale du far° dont l’affiche se devine à l’arrière-plan, s’accroche aux boiseries de la buvette, place des Marchandises, à laquelle elle n’osait croire il y a à peine deux mois.
Véronique Ferrero Delacoste, vestale du far° dont l’affiche se devine à l’arrière-plan, s’accroche aux boiseries de la buvette, place des Marchandises, à laquelle elle n’osait croire il y a à peine deux mois.
PATRICK MARTIN

Début de semaine. Le far° est sur le point de s’allumer. À son pied s’affairent encore quelques ouvriers chargés d’ajuster la terrasse, rue des Marchandises. Tournicote aussi une petite Fiat aux couleurs d’une édition 2020 forcément un peu spéciale. Le timing de la manifestation a permis à sa décennale programmatrice, Véronique Ferrero Delacoste, d’intégrer non seulement la réalité du coronavirus, mais les leçons qu’il dispense depuis six mois. Redimensionné, le rendez-vous a également été rebaptisé. De festival, il est passé au statut de fabrique: une moitié moins d’entrées, mais qui germeront tout au long de l’année. Depuis toujours ancré dans les questions sociétales qui irriguent les arts vivants, il projette cet été un mot d’ordre en lettres d’or: «Communs singuliers». La gardienne du far° trace pour nous les contours d’une cuvée au parfum de Covid qui promet randonnées chorégraphiées, conférences performées ou explorations du sous-sol.

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