Les pompiers se portent au secours d’une jument piégée dans sa baignade

Faits diversL’animal, à moitié immergé dans un bassin circulaire, n’arrivait plus à sortir seul de l’eau. Sauvetage réussi, ce mardi à Jussy, sous le contrôle du vétérinaire et d’un sapeur maréchal-ferrant.

Des bottes de paille ont d'abord été envisagées pour fabriquer un cheminement en paliers permettant de diriger la sortie de la jument, à moitié immergée dans le bassin. 
Elle a finalement été extraite au moyen de sangles attachées à son arrière-train.

Des bottes de paille ont d'abord été envisagées pour fabriquer un cheminement en paliers permettant de diriger la sortie de la jument, à moitié immergée dans le bassin. Elle a finalement été extraite au moyen de sangles attachées à son arrière-train. Image: DR

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Une jument portante de trois mois. Elle paissait tranquillement dans le pré, ce mardi en début d’après-midi, non loin de la butte de Jussy, à l’intérieur d’une propriété privée. Pour une raison inconnue, l’animal s’est approché d’une pièce d’eau en forme de grand bassin circulaire. Trompée peut-être par la couleur verdâtre en surface, rassurante comme une herbe coupée et, surtout, rafraîchissante.

Mauvaise posture

Toujours est-il que l’animal s’est retrouvé au beau milieu de cette baignoire piégeuse, le corps immergé jusqu’aux flancs, incapable de s’extraire par lui-même de sa mauvaise posture.

Les métayers qui l’ont découvert ainsi ont dû se résoudre à appeler les pompiers, lesquels ont à leur tour alerté le vétérinaire avec lequel, notamment, ils collaborent lorsqu’il s’agit d’intervenir pour du gros bétail. Trois véhicules, dont un pionnier lourd, 9 hommes du SIS en route pour Jussy sitôt l’appel parvenu à la centrale 118, sur le coup de 14h20.

Chemin de sortie

Jonction au bord du bassin peu de temps après. Un sergent, qui a appris le métier de maréchal-ferrant, se met à l’eau et va au contact de la jument pour s’assurer qu’elle n’est pas blessée, pour sonder l’architecture cachée de l’ouvrage et envisager le meilleur chemin de sortie.

«Le levage avec la grue était à écarter, selon le vétérinaire, voyant que la bête était portante», raconte l’officier de direction du SIS, Frédéric Jaques. Un instant, on envisage de fabriquer un escalier avec des bottes de paille, en les lestant de sacs de sable. Puis, on se décide à sangler l’animal, en plaçant des élingues au niveau de son arrière-train pour diriger sa sortie en la rapprochant du bord.

Là, un rebord en dur, sur lequel la jument, qui se montre collaborante, prend appui avec ses pattes antérieures, avant de se hisser hors de l’eau, dans un effort partagé avec ses sauveurs. Opération réussie en 40 minutes.

Ecureuil aquatique

L’écureuil (ainsi nomme-t-on le sauveteur qui se porte au-devant de sa victime) sort à son tour du bassin. Il est mouillé mais ne transpire pas dans ses bottes, contrairement à ses collègues. L’animal l’a écouté. Brave jument. Elle peut continuer sa grossesse à l’ombre, en évitant la baignade.

Créé: 16.07.2019, 18h16

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