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Expositions à Genève
Le Mamco fermé, vive le Mamco en balade

Vue extérieure du MAMCO à Genève, un grand bâtiment moderne avec des fenêtres vitrées et le nom du musée visible sur la façade. Photo prise par Laurent Guiraud.
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En bref:
  • Le Mamco de Genève a fermé ses portes pour quatre ans de chantier.
  • Le Musée d’art moderne et contemporain a imaginé un programme d’expositions hors les murs.
  • Le programme permet de découvrir d’autres lieux de Genève, parfois inédits.
  • Les expositions sont reliées par une même intention: réfléchir au rôle d’un musée dans son écosystème.

Le crucifix parti avec les derniers propriétaires du vicariat de l’Église catholique romaine en Vieille-Ville de Genève, reste sa marque sur la tenture et quelques prières pour le Mamco. Un Musée d’art moderne et contemporain sans domicile fixe le temps d’un chantier de rénovation prévu dès le 31 mars et sur quatre ans.

«Ce n’est pas long, ce n’est pas court!» oscille le directeur Lionel Bovier dans un souffle objectif. Mais s’il pouvait choisir la téléportation, sûr qu’il aimerait déjà être en 2029, dans ce Mamco plus accueillant pour les publics et techniquement à la pointe pour la conservation, la protection et l’accrochage des œuvres. Dont les modernes des années 1850 à 1950! Intention gravée jusque dans le nom du musée, mais jusqu’ici, peu ou pas tenue, faute de pouvoir assurer des conditions optimales.

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Alors dans l’intervalle, et dans l’attente de retrouver la flexibilité de ses 3500 m² de surface d’exposition inaugurés il y a trois décennies, le Mamco est un musée forcé à se réinventer. Un laboratoire. Un nomade. Mais aussi un défi. Et une institution qui ne doit pas se faire oublier, ni de ses publics «récurrents et, avant tout, régionaux et suisses», ni des autres musées.

Le Mamco n’est pas seul

John Giorno tenant plusieurs téléphones vintage, souriant dans un studio en 1970, image en noir et blanc.

Ce n’est pas le premier, ni le seul: à Paris, le Centre Pompidou va vivre les mêmes impératifs entre 2025 et 2030. Avec des chantiers également menés sur le terrain de la réflexion muséologique. Lionel Bovier abonde: «Il faut penser stratégie, c’est certain. Ainsi, on va profiter d’imaginer ce que sera un musée en 2029 comme de considérer notre rôle dans l’écosystème régional, national, international, c’est la thématique qui nous est apparue importante pour notre première salve d’expositions hors les murs, entre juin 2025 et mai 2026.» Il y en aura cinq! Toutes gratuites. Pour cinq lieux inédits, insolites ou plus attendus.

À découvrir, le SOMA et une exposition collective de plusieurs générations de figures de la scène genevoise, de 1990 à nos jours, dans cette ancienne usine métallurgique des Eaux-Vives, qui se rêve en espace d’art. La Société des arts hébergera la deuxième au Palais de l’Athénée, un «solo show» de Sarah Benslimane, lauréate du prix Manor 2025, et maintiendra ainsi la tradition d’offrir une première exposition en institution à un artiste. Mais le Mamco jouera aussi à domicile – le nouveau –, 13, rue des Granges, avec une boutique griffée par l’esprit et l’art de John Arlmeder!

Deux shorts colorés exposés sur des présentoirs blancs, l’un bleu avec des motifs violets et l’autre avec un design artistique multicolore.

Et si, pour la quatrième expo, une incursion dans le domaine des lettres, la localisation du «Dial-A-Poem Switzerland» reste encore à définir, la cinquième connaît déjà une partie de son public, attendue à la HEAD avec un travail à réaliser par les étudiants en master à partir des archives du groupe Ecart, lieu d’art autogéré par des artistes dans les années 70 à Genève.

«L’une des dimensions du musée, c’est la transmission, note Lionel Bovier. Nous voulons, ici, valoriser les compétences et les différents métiers du musée.» Toujours prêt à devancer les questions, le directeur arrivé en 2016 au Mamco s’empresse d’ajouter qu’après «cette concentration territoriale, la saison 2026-2027 s’intéressera au décentrement géographique ou… des points de vue».

Genève, Mamco, nouveau site internet www.mamco.ch/fr