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Situation extraordinaireEt si la saison théâtrale ne revenait pas?

En cas de prolongement des fermetures, les théâtres genevois pourraient-ils préférer à la politique du «stop & go» l’annulation pure et simple de leur programmation printanière? Tour des plateaux.

Le performeur Marius Schaffter, du collectif Old Master, a deux spectacles programmés en mars au Grütli, dont «Fresque» d’où est tirée cette photo.
Le performeur Marius Schaffter, du collectif Old Master, a deux spectacles programmés en mars au Grütli, dont «Fresque» d’où est tirée cette photo.
SIMON LETELLIER

Il n’y a pas trois semaines, le directeur du Centre dramatique national de Toulouse, Galin Stoev, prenait l’initiative radicale d’interrompre sa saison jusqu’en juin. «Compte tenu de la situation conjuguée au futur imparfait, le Théâtre de la Cité passe au présent simple, déclarait-il en guise d’explication. Suite aux décisions paralysantes, la saison normale, prévue et rêvée, est impossible à présenter.» Plus près de nous, en Suisse romande, La Marmite, université populaire nomade de la culture, vient quant à elle d’informer qu’elle suspendait son activité phare selon le motif que «la situation des mois à venir ne pouvait pas garantir la cohérence et l’unité des parcours culturels que nous avions imaginés. Or, une saison aux conditions de réalisation incertaines ne répondrait pas aux exigences du projet.» Les deux entités, loin de rester les bras croisés, allaient mettre tous les moyens en œuvre pour «explorer de nouvelles pistes», «mieux se réinventer en considérant ce changement de paradigme» ou simplement intensifier le travail sur de futurs spectacles.

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