EnchèresUne nouvelle représentation en Suisse romande
Artcurial Beurret Bailly Widmer a nommé Nadja Scribante Amstutz en tant que représentante à Genève.

La maison de vente fondée en 2011 par Nicolas Beurret et Emmanuel Bailly à Bâle franchit un nouveau cap avec la nomination de Nadja Scribante Amstutz. La spécialiste en art moderne et contemporain, forte de plus de 25 ans d’expérience, dont 22 chez Christie’s, devient l’interlocutrice privilégiée des clients et des vendeurs romands. Rappelons que Beurret & Bailly est spécialisée dans les tableaux, dessins et sculptures de grande qualité, notamment suisses. En 2018, la maison se rapproche de la galerie Widmer à Saint-Gall et devient Beurret Bailly Widmer. Poursuivant son expansion, elle annonce en 2023 son association avec Artcurial, première maison de ventes aux enchères française. Juste après avoir pris ses nouvelles fonctions, la nouvelle représentante d’Artcurial Beurret Bailly Widmer nous accorde un entretien.
Qu’est-ce qui vous a poussée à accepter cette nouvelle responsabilité?
C’est un très beau défi qui m’attend. J’avoue que je regarde les ventes d’Artcurial Beurret Bailly Widmer avec beaucoup d’attention et d’admiration. Je trouve qu’elles sont toujours de grande qualité, notamment en ce qui concerne l’art suisse. Et puis, je trouve l’association avec Artcurial intéressante. Ce sont eux, les premiers, qui ont inauguré des ventes à thèmes vraiment passionnantes. J’ai passé 22 années chez Christie’s, cela me plaît de travailler désormais pour une plus jeune maison, très dynamique. Et je pense aussi qu’étant du sérail et Genevoise, je corresponds aux ambitions d’expansion en Suisse romande de la maison de ventes.
Allez-vous ouvrir un bureau avec un lieu d’exposition à Genève pour Artcurial Beurret Bailly Widmer?
Oui, c’est l’idée. Nous sommes en pleine discussion pour signer un bail et nous espérons pouvoir accueillir les Genevois dans un showroom dès le début de l’année prochaine.
Justement, quels sont les prochains temps forts de la maison?
Le 2 avril 2025, nous aurons une grande vente à Bâle regroupant à la fois des tableaux anciens, dont un fabuleux Cranach, de l’art suisse bien sûr, et des montres. Il s’agit là d’un nouveau domaine que nous développons avec Artcurial depuis l’an dernier. Puis en juin, en marge d’Art Basel, nous aurons un autre rendez-vous axé sur l’art moderne et contemporain.

Quels sont les principaux challenges que vous envisagez?
Mon défi principal sera de consolider et de développer la présence d’Artcurial Beurret Bailly Widmer en Suisse romande. Je souhaite devenir l’interlocutrice de prédilection des collectionneurs et des amateurs d’art de la région, en leur offrant la qualité du service inhérente à la maison.
Selon vous, qu’est-ce qui distingue Artcurial Beurret Bailly Widmer de ses concurrents suisses?
Je pense que la grande différence, d’abord, est que nous ne sommes pas une maison généraliste. Et bien que nous ayons un très fort ancrage local, nous sommes désormais en mesure d’offrir une visibilité internationale à nos clients. C’est aussi l’une des raisons qui a poussé au rapprochement avec Artcurial. Nous bénéficions depuis 2023 de bureaux et lieux d’exposition en Italie par exemple, ou à Monaco.
Quel conseil donneriez-vous à une personne qui se lance dans la constitution d’une collection d’art?
Il faut toujours acheter avec son cœur sans pour autant être naïf, évidemment. Il est essentiel de s’informer. Mais je suis convaincue qu’il faut suivre son premier élan, son premier coup de cœur. Les plus belles collections sont celles réalisées avec passion et pas forcément raison.

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