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Procès à BonnevilleQuatre individus jugés pour avoir torturé un jeune homme

Ces jeudi et vendredi, quatre individus sont jugés pour avoir enlevé, ligoté, séquestré et battu un jeune homme dans les bois d’Ayze, en Haute-Savoie.

Le Palais de justice de Bonneville, en Haute-Savoie.
Le Palais de justice de Bonneville, en Haute-Savoie.
Thierry Deville

Le Tribunal de grande instance de Bonneville s’est donné deux jours pour juger quatre individus convaincus d’avoir enlevé, battu et ligoté un jeune homme. Les faits se sont déroulés un samedi en fin d’après-midi, le 22 décembre 2018. C’est l’hiver, la nuit est tombée sur cette cité située au cœur de la vallée de l’Arve. Un étudiant de 18 ans est enlevé au pied de son immeuble par trois individus encagoulés.

L’hebdomadaire «Le Messager» tente de retracer les événements en s’appuyant essentiellement sur le témoignage de Me Pierre-Olivier Simond, l’avocat annemassien du jeune homme: «Ils lui donnent un coup de poing qui lui fait perdre ses lunettes et le mettent de force dans un véhicule…» Direction les bois d’Ayze, à moins de dix minutes de voiture. Durant le parcours, le malheureux aurait été roué de coups avec une barre de fer.

Dans la forêt, le jeune homme, menacé de mort, aurait été entièrement dévêtu et attaché à un arbre. Ses bourreaux seraient alors partis chercher un acolyte. «Durant ce laps de temps, mon client a réussi à se libérer de ses liens et a pu se réfugier dans une maison, recueilli par une dame, raconte son défenseur. Il s’est retrouvé avec le crâne ouvert et le tympan perforé.» Et de préciser: «Suite à cette agression, le jeune homme ne s’est toujours pas remis de ce qu’il a vécu, fait savoir son avocat. Il a été obligé de déménager par peur des représailles. Il vit cloîtré avec sa mère.»

Âgés de 24 à 42 ans, les quatre individus impliqués dans cette affaire ont été interpellés quelques jours plus tard. Ces jeudi et vendredi, ils comparaissent libres à la barre du tribunal. Mais, si avérés, les faits qui sont reprochés au trio qui a procédé à l’enlèvement, violence aggravée, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire, les exposent à de lourdes peines.