PortraitElle veut former des élites responsables
La Française Marie-Laure Salles est la première femme à diriger l’IHEID.

Au fil du temps, être une femme devient plutôt un avantage, considère-t-elle avec le recul. «Il y a si peu de femmes en haut de la hiérarchie universitaire qu’il vient un moment où vous êtes vite sollicitée.» Il n’en a pas toujours été ainsi. Avant de rejoindre le sommet de la pyramide, la nouvelle directrice de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) a «bien sûr dû travailler plus qu’un homme: être plus professionnelle, plus efficace, plus percutante. Sans aucune faille. Alors que vous voyez beaucoup d’hommes à des postes à responsabilité se permettre d’être «sloppy» (ndlr: négligés).»



