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Élections fédérales 2023
Le Centre lance sa campagne sur le mode philosophique

Gerhard Pfister, président du Centre et docteur en philosophie, n’hésite pas à descendre dans l’arène politique pour attaquer les autres partis.
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Le Centre a-t-il fumé la moquette ou élève-t-il le débat électoral? C’est la question qu’on peut se poser à la lumière de sa grande conférence de presse donnée ce mardi en vue des élections fédérales du 22 octobre. Alors que l’UDC et le PLR ont présenté leurs solutions pour endiguer une immigration massive et que le PS a axé son combat pour défendre un pouvoir d’achat en berne, Le Centre mise… sur la philosophie.

«L’avenir a-t-il un avenir?» s’interroge ainsi Le Centre en titre de sa conférence de presse. Ce qui nous plonge, bien sûr, dans des abîmes de perplexité. Et les questions se bousculent du coup dans notre tête: «Faut-il partir en guerre contre la guerre?» «La mort est-elle un début ou une fin?» ou encore «La politique est-elle une chose trop sérieuse pour la laisser aux politiciens?»

Le philosophe Gerhard Pfister

Le responsable de ce grand remue-méninges, c’est bien sûr Gerhard Pfister. Le président du Centre, accessoirement docteur en littérature et en philosophie, disserte volontiers dans les médias. Avec des citations comme celle-ci: «La philosophie est le marteau qui frappe chaque jour la cloche de la théologie.» Bong.

Gerhard Pfister sait cependant qu’il doit aussi s’adresser aux électeurs qui pensent que Schopenhauer est peut-être une marque de bière. Alors il concrétise rapidement ce mardi son interrogation philosophique. Oui, la Suisse a un avenir… si elle tourne le dos à la polarisation politique entretenue par les autres partis. Et d’asséner: «Le Centre est plus solidaire que le PLR, plus libéral que le PS et plus responsable que l’UDC.»

L’avenir, c’est donc Le Centre. Son slogan de campagne? «Ensemble pour une Suisse unie». Le parti déroule ses trois thèmes de campagne. On vous les résume et on vous dit ce qu’en pensent les adversaires politiques.

Non à la polarisation politique

Maya Bally (AG) estime que la polarisation est une menace pour la société suisse.

«La polarisation croissante de notre société menace la cohésion de la Suisse», estime la candidate au National Maya Bally. Elle estime que les élus sont, à tous les échelons politiques, de plus en plus exposés aux e-mails haineux et aux intimidations dans la rue. Même dans les enceintes politiques, le fossé s’agrandit entre la gauche et la droite, ce qui provoque davantage de blocages, de référendums et d’alliances contre nature. Le Centre, lui, cherche des solutions pragmatiques.

Les adversaires politiques à gauche et à droite sont toujours étonnés que Le Centre se définisse par rapport aux autres. Ils remarquent aussi que le discours antipolarisation est une feuille de vigne pour masquer que le Groupe du Centre, notamment au Conseil des États, est souvent divisé entre progressistes et conservateurs sur les sujets importants.

Oui à des primes maladie plus basses

Isabelle Chappuis (VD) veut économiser des milliards dans les coûts de la santé grâce à la digitalisation.

«Jusqu’où va-t-on laisser la population suisse étouffer sous l’augmentation apparemment sans fin des primes maladie?» s’indigne la candidate au National Isabelle Chappuis. Les recettes du Centre pour «baisser les primes»? Digitalisation du système de santé qui permettrait «d’économiser des milliards», réduction «des tarifs excessifs et des prix des médicaments» et, enfin, initiative populaire pour instaurer un frein aux coûts de la santé.

À droite, on estime que l’initiative centriste sur le frein aux dépenses de santé déploierait juste un effet placebo. Il n’y a pas vraiment de mécanisme pour obliger les acteurs de la santé à modérer leurs appétits. Cela n’enrayera donc pas la hausse des primes.

Oui à une réforme des retraites

Jacqueline Wick (AG) milite pour des assurances vieillesse financièrement solides.

Jacqueline Wick est une jeune centriste, candidate au Conseil national. Mais elle s’inquiète déjà de la pérennité de nos assurances vieillesse. «Après le oui à la réforme de l’AVS, Le Centre s’engage pour une solution dans le 2e pilier qui contient une amélioration claire de la prévoyance professionnelle pour les personnes à bas revenus ou qui travaillent à temps partiel.»

Cette réforme du 2e pilier est critiquée vertement par la gauche et les syndicats. Ces derniers estiment qu’elle aboutirait à de nouvelles baisses de rentes alors même que l’inflation engloutit, actuellement déjà, l’équivalent d’une rente mensuelle.

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