Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

LiveÉlections fédérales 2023 (direct)
La Suisse ne fera plus partie des 30 meilleurs pays en termes de parité au Parlement

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Le débat sur le «Röstigraben» s’est estompé en Suisse

La forte progression de l’UDC en Suisse romande a un effet apaisant dans le débat sur le «Röstigraben», selon le politologue genevois Nenad Stojanovic. La Suisse romande et alémanique se rapproche et le débat sur les différences s’estompe.

Dimanche, l’UDC a progressé de quatre sièges et en détient désormais douze dans les six cantons romands. Le parti a ainsi dépassé pour la première fois en Suisse romande le PLR, qui totalise neuf sièges (-1). A l’exception du canton de Vaud, l’UDC a longtemps été un parti essentiellement alémanique, a expliqué lundi M. Stojanovic à Keystone-ATS.

Dans les années 1990, Christoph Blocher a fait glisser le parti vers la droite, notamment après la votation sur l’EEE en 1992. L’UDC est devenue un véritable parti anti-européen et l’on a craint qu’une scission ne se produise le long des frontières linguistiques, rappelle le Genevois.

Et d’ajouter que c’est surtout la presse romande qui a donné l’impression que tous les Romands étaient pro-européens. Or, il y a toujours eu en Suisse romande un potentiel électorat «conservateur de droite», mais ce potentiel n’était pas exploité.

Immigration aussi un thème romand

Dans les années 2000, l’UDC a commencé à systématiquement créer des sections locales et cantonales et à gagner des sièges en Suisse romande, rappelle le politologue.

C’est au plus tard avec la votation sur l’initiative «Oui à l’Europe» en 2001, qui a été rejetée dans toute la Suisse, y compris en Suisse romande, qu’un public plus large s’est aperçu qu’il y avait aussi en Suisse romande des voix critiques envers l’Europe et qu’une partie des électeurs approuvaient l’UDC. De ce point de vue, il y a eu une sorte de normalisation, et la crainte d’une division de la Suisse s’est apaisée, relève-t-il.

Et d’ajouter que le mythe d’une Suisse divisée s’est également estompé pour une autre raison: l’immigration. Outre l’euroscepticisme, la question de la gestion de l’immigration est aussi une raison de voter UDC. Lors de ces élections, elle a probablement motivé l’électorat de ce parti à se rendre aux urnes dans toutes les régions du pays.

Au Tessin et dans le canton de Genève s’y ajoute la question des frontaliers, précise le politologue. C’est ce que montre l’alliance UDC-Lega au Tessin, qui obtient trois sièges, et l’alliance MCG-UDC dans le canton de Genève, qui en totalise quatre. Dans le canton du bout du lac, le Mouvement citoyens genevois (MCG) et l’UDC forment même l’alliance la plus forte avec un total de 27,6% de l’électorat.

Oekingen (SO) est la commune suisse la plus représentative

Oekingen (SO) est la commune suisse la plus représentative du climat politique du moment. C’est là qu’ont été enregistrés dimanche les résultats les plus proches de ceux des élections au Conseil national. La moins représentative est Buseno (GR).

A Oekingen, petite commune d’un peu moins d’un millier d’habitants située à l’est du canton de Soleure, l’UDC recueille 29,5% des suffrages. Au niveau suisse, ce chiffre est de 28,6%.

Le PS y a séduit 17,8% des votants (18% au niveau national), Le Centre 16,3% (14,6%), le PLR 16,4% (14,4%), les Vert-e-s 11,3% (9,4%) et le PVL 6,7% (7,2%), selon des chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) relevés par Keystone-ATS. Le podium des communes les plus dans la moyenne est complété par deux localités pas très éloignées, Schönenbuch (BL) et Halten (SO).

C’est l’inverse à Buseno, commune de moins de 100 habitants située au sud des Grisons: Le Centre y est le plus fort parti, recueillant 82,3% des suffrages, soit une différence de +67,65% par rapport à la moyenne nationale, selon l’OFS. Avec le PS, la divergence est de -16,27%, avec l’UDC de -14,3%, avec le PLR de -7,2% et avec les Vert-e-s de -9,4%. Les deux autres communes les plus divergentes sont Kippel (VS) et Ederswiler (JU).

L’UDC a gagné le gros lot en «tapant» sur les étrangers, selon «Die Zeit»

L’UDC a gagné le gros lot en «tapant» sur les étrangers, a commenté le journal allemand «Die Zeit» dans sa version en ligne. Les «populistes de droite» sont devenus éligibles pour les frustrés et les inquiets de tous bords.

La Suisse glisse à droite, constate encore l’hebdomadaire de Hambourg sur son site, précisant que, déjà avant le vote, la question n’était plus de savoir si l’UDC allait progresser lors des élections législatives de dimanche, mais seulement dans quelle mesure.

Le magazine allemand «Der Spiegel» parle pour sa part d’un «virage à droite» en Suisse, avec une UDC ayant axé sa campagne sur des «propos hostiles aux migrants». Le parti a misé sur son cheval de bataille traditionnel, c’est-à-dire la limitation de l’immigration, détaille l’édito du «Spiegel».

Le journal conclut cependant que, selon les experts, l’influence des élections sur les orientations politiques futures de la Suisse est faible. Les votations populaires, qui appellent régulièrement les citoyens aux urnes sur des sujets concrets, sont plus importantes à cet égard car elles limitent la marge de manoeuvre du gouvernement et du Parlement, explique le magazine, également édité à Hambourg.

Les communes les plus UDC et PS de Suisse sont jurassiennes

La commune jurassienne d’Ederswiler est celle qui a voté le plus pour l’UDC dans l’ensemble du pays. Les citoyens du village, le seul germanophone du canton du Jura, ont voté à 93,5% pour le parti agrarien.

C’est également dans le Jura, à Fontenais, que le parti socialiste a récolté le plus de voix (46,3%). Elle est suivie par deux communes vaudoises, Berolle (39,4%) et Chavannes-près-Renens (39%) sur le podium des bastions socialistes, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) compilés par Keystone-ATS.

Le drapeau du canton du Jura photographie devant des maisons du centre ville ce lundi 31 mai 2021 a Porrentruy dans le canton du Jura. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

La commune suisse qui a voté le plus pour le PLR est aussi vaudoise, à savoir Rossenges qui a donné 60,5% de ses suffrages aux libéraux-radicaux. Du côté des Vert-e-s, les citoyens de La Scheulte, dans le Jura bernois, ont été les plus fervents en faveur du parti écologiste (36,6%).

Pour le Centre, c’est à Gonten (AI) que le parti a le plus cartonné (91,8%). Les cinq principaux «bastions» du parti se situent en Appenzell Rhodes-Intérieurs.

Les Bernois Jürg Grossen (PVL), Lorenz Hess (Centre) et Marc Jost (PEV) renoncent à un 2e tour

Dans le canton de Berne, les rangs s’éclaircissent pour un éventuel deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats: Jürg Grossen (PVL), Lorenz Hess (Centre) et Marc Jost (PEV) ont retiré lundi leurs candidatures.

D’entente avec ses deux collègues, Jürg Grossen a décidé de ne pas participer au second tour, a-t-il annoncé sur la messagerie X (anciennement Twitter).

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Les trois politiciens se sont classés 5e, 6e et 7e dimanche. Jürg Grossen a obtenu 72'860 voix, Lorenz Hess 41'237 et Marc Jost 28'377. Flavia Wasserfallen (PS) est arrivée en tête avec 158'843 voix.

La question se pose de savoir s’il y aura un deuxième tour dans le canton de Berne ou si Sandra Hess (PLR) et Bernhard Pulver (Vert-e-s), arrivés en 3e et 4e position, renonceront également. Ce retrait signifierait que le duo de tête composé de Flavia Wasserfallen et Werner Salzmann est considéré comme élu.

La Suisse ne fera plus partie des 30 meilleurs pays en termes de parité au Parlement

Le recul de la part des femmes au Conseil national après les élections fédérales de dimanche a un effet en comparaison internationale. La Suisse va sortir des 30 meilleurs pays pour la parité dans les Parlements.

Selon les chiffres de l’Union interparlementaire (UIP) à Genève, qui ne prennent en considération que les Chambres basses ou les Parlements monocaméraux, la Suisse est actuellement 28e. Elle arrive juste derrière les Pays-Bas et devant le Bélarus.

Au moment du record de 2019, la poussée féminine l’avait fait passer peu après la 15e place. Le nombre avait ensuite diminué en raison des départs en cours de législature.

Avec 38,5%, la Suisse figurera en décembre prochain légèrement au-delà de la 30e place dans les chiffres similaires à la Moldavie. Le Rwanda reste lui le meilleur au monde avec plus de 61% de femmes à la Chambre basse.

Nationalraetinnen und Nationalraete posieren fuer die Fotografen am letzten Tag der 51. Legislatur, waehrend der Herbstsession der Eidgenoessischen Raete, am Freitag, 29. September 2023 im Nationalrat in Bern. (KEYSTONE/Anthony Anex)

Victoire de l’UDC mais pas de bouleversement, selon le Corriere della Sera

Le Corriere della Sera relève la victoire de la droite nationaliste de l’UDC, au détriment du parti le plus éloigné de ses valeurs, les Verts. Ce résultat ne devrait cependant pas provoquer de grands changements dans la politique de la Confédération, selon le principal quotidien de la péninsule.

Les formations plus modérées (socialistes, libéraux et centristes) ont tenu leurs positions à l’occasion des élections fédérales, analyse par ailleurs le journal édité à Milan. Le «Corriere» rappelle que l’UDC a notamment misé sur le thème de l’immigration en dépeignant le risque d’une Suisse à plus de 10 millions d’habitants.

Contrairement à d’autres pays européens, le succès d’une formation adepte d’une politique de fermeture envers les étrangers n’est pas une nouveauté en Suisse. L’UDC est en effet depuis longtemps le parti le plus populaire, souligne le Corriere.

Matteo Salvini salue

Le journal relève que le vote en Suisse a été salué par le vice-premier ministre italien Matteo Salvini, par ailleurs chef de la Ligue anti-immigration. «Victoire et progression du Centre-droit aussi en Suisse, continuons comme cela. Quand on est uni, on gagne», a écrit le responsable sur la plateforme X (anciennement Twitter).

Le résultat ne devrait cependant pas conduire à de grands changements dans la politique de la Confédération, prévoit le Corriere, alors que la Suisse a connu ces dernières années «des ruptures significatives» avec le passé.

Pour le grand quotidien de centre-droit, la Suisse, en adoptant les sanctions contre la Russie, a interrompu une «ligne séculaire de neutralité». Il rappelle au passage que «de nombreux oligarches ont déposé leur argent dans les banques suisses». Malgré l’opposition de l’UDC, «incarnation de la neutralité», cette position sur la Russie ne devrait pas changer, selon le Corriere.

La droite populiste gagne «haut la main», selon le Dauphiné libéré

«La droite populiste remporte les élections législatives», titre Le Dauphiné libéré. Il explique cette victoire «haut la main» de l’UDC par le contexte marqué par la résurgence de la question migratoire, des risques d’attentats en Europe et des tensions au Proche-Orient.

Le quotidien de France voisine rappelle que l’UDC, «grande gagnante» des élections, a fait campagne autour de deux thèmes principaux: la défense de la «neutralité stricte» de la Suisse, critiquant vivement l’alignement de Berne sur les sanctions européennes après l’invasion russe de l’Ukraine, et la lutte contre «l’immigration de masse».

A cet égard, le journal basé à Grenoble constate que le discours de la «formation de droite dure» continue de séduire les Suisses, bien que le pays, «un des plus riches du monde, ne connaît pas d’arrivées massives de migrants».

L’extrême gauche n’est plus représentée sous la Coupole fédérale

L’extrême gauche n’est plus représentée sous la Coupole fédérale. A Neuchâtel, le POP – et Denis de la Reussille dans la foulée – a perdu son siège au Conseil national, tandis qu’Ensemble à Gauche a perdu le sien à Genève.

La gauche radicale genevoise est partie divisée et a perdu l’unique siège d’Ensemble à Gauche, occupé par Stefania Prezioso. Elle a subi aussi la montée de la droite et notamment du MCG, grand vainqueur des élections de dimanche à Genève. La formation populiste, qui a obtenu 9,75% des suffrages, revient au Conseil national avec deux élus.

A Neuchâtel, l’alliance de toute la gauche, soit du PS, des Verts, du POP et de solidaritéS, n’a pas permis de contrer la forte poussée de l’UDC, qui obtient 17,3% des suffrages (y compris la liste des jeunes), contre 9,82% pour le POP.

Denis de la Reussille estime que «c’était un exploit d’avoir eu un représentant du POP durant huit ans, alors qu’il n’y a que quatre sièges disponibles» dans le canton de Neuchâtel, a-t-il déclaré à Keystone-ATS. «Après huit ans au Conseil national et 27 ans au Conseil communal du Locle, je vais continuer à militer, mais je ne vais plus rechercher de mandats politiques», a-t-il ajouté, précisant qu’il va bientôt avoir 63 ans.

Le socialiste tessinois Bruno Storni renonce au 2e tour de l’élection au Conseil des États

Le socialiste tessinois Bruno Storni se retire de la course au Conseil des Etats. Selon le PS cantonal, il renonce en faveur de la Verte Greta Gysin, qui a obtenu davantage de voix au premier tour dimanche.

Bruno Storni devait défendre le siège de Marina Carobbio à la Chambre des cantons, laissé vacant lorsque celle-ci a été élue au gouvernement tessinois en avril dernier. Depuis, le Tessin est représenté uniquement par Marco Chiesa (UDC) au Conseil des Etats.

Au premier tour dimanche, le président de l’UDC a obtenu le plus grand nombre de voix avec 39’024, suivi de Fabio Regazzi du Centre (28’749 voix) et d’Alex Farinelli du PLR (27'221 voix). Greta Gysin est arrivée quatrième avec 22'321 voix, Bruno Storni en a obtenu 19'359. La majorité absolue était de 51'831 suffrages.

Le deuxième tour des élections au Conseil des Etats tessinois a lieu le 19 novembre.

«Un basculement à droite avec une différence décisive par rapport à 2015»

Le politologue Michael Hermann, de l'institut Sotomo, explique pourquoi l'UDC marque des points et pourquoi le PS est mieux accueilli par l'électorat que les Verts.

Pour lire notre interview, cliquez ici.

Michael Hermann est expert en géographie politique et directeur de l'institut Sotomo.

Président des Vert-e-s, Balthasar Glättli n’exclut pas démissionner

Le président des Vert-e-s Balthasar Glättli n’exclut pas de démissionner après la défaite de son parti aux élections fédérales. «Nous devrons en discuter» avec le parti, a relevé lundi matin le conseiller national zurichois sur les ondes de la radio alémanique SRF.

«Nous allons nous asseoir ensemble et analyser les élections de manière approfondie», a-t-il ajouté, soulignant que ce genre de décision ne devait pas se prendre seul.

Balthasar Glaettli, GP-ZH, spricht an der Ausserordentlichen Session "Wohnen und Mieten" waehrend der Herbstsession der Eidgenoessischen Raete, am Mittwoch, 27. September 2023 im Nationalrat in Bern. (KEYSTONE/Anthony Anex)

Concernant les ambitions de son parti pour le Conseil fédéral, Balthasar Glättli a reconnu qu’il était «assez évident» que le résultat dominical des Vert-e-s n’allait pas «booster» leurs ambitions. Le groupe parlementaire des Vert-e-s prendra une décision vendredi.

Leur cheffe de groupe, Aline Trede, avait déclaré dimanche à Keystone-ATS que le parti pensait encore à se présenter pour le Conseil fédéral en décembre. «La tendance est à la candidature», avait-elle dit.

Dimanche, les Vert-e-s ont perdu près d’un cinquième de leur délégation au Conseil national, soit cinq sièges. Ils ne comptent plus que 23 mandats et sont la cinquième force politique du pays.

Un taux de participation en légère hausse

La participation à l'élection du Conseil national a atteint 46,6% en moyenne suisse, contre 45,1% en 2019. C'est ce que montrent les chiffres officiels publiés par la Confédération dimanche soir.

Le taux le plus élevé est de 61,6% à Schaffhouse, seul canton où le vote est obligatoire. Le plus bas, et de très loin, se situe à Appenzell Rhodes-Intérieures: seuls 24,5% des électrices et électeurs se sont exprimés. Un faible intérêt qui s’explique sans doute par le fait qu'un seul candidat (le Centriste Thomas Rechsteiner) briguait l'unique siège à repourvoir.

Lire notre commentaire: Il faut aussi écouter la voix des abstentionnistes

En Suisse romande, la participation la plus élevée a été enregistrée en Valais, avec 48,7%. Le recul y est cependant marqué (-5,4%) par rappel à 2019. PMO/ATS

Le PS et l’UDC progressent à Berne au détriment du PLR et des Verts

Dans le canton de Berne, le PS et l’UDC gagnent chacun un siège au Conseil national, les Verts et le PLR en perdent chacun un. Les autres partis préservent leurs acquis, a annoncé la Chancellerie d’Etat ce dimanche soir. L’UDC du Jura bernois Manfred Bühler a été réélu.

Au total 24 sièges étaient à pourvoir. Ils ont été répartis comme suit : UDC 8 (+1), PS 5 (+1), PVL 3, Verts 3 (-1), Centre 2, PLR 1 (-1), UDF 1, PEV 1.

Les Vert-e-s limitent les dégâts à Zurich, contrairement au PVL

Les Vert-e-s zurichois limitent les dégâts dans l’élection au Conseil national. Ils ne cèdent finalement qu’un de leurs cinq sièges dans le canton. Les Vert’libéraux en perdent deux. Le PS progresse d’un mandat, Le Centre de deux. Le PLR reste stable.

Travail.Suisse se réjouit d’une représentation syndicale renforcée

Travail.Suisse se réjouit que la représentation syndicale ait pu être renforcée au sein du Parlement sorti des urnes ce dimanche. Parmi les défis qui attendent les élus: la crise persistante du pouvoir d’achat et l’épuisement croissant de nombreux travailleurs.

L’organisation faîtière des travailleurs félicite de plus sa vice-présidente Léonore Porchet (Les Vert-e-s/VD) pour sa réélection au Conseil national. Elle croise les doigts pour que son président, Adrian Wüthrich (SP), candidat bernois au Conseil national, soit réélu, alors que les résultats ne sont pas encore connus.

Travail.Suisse demande aux élus du nouveau Parlement de s’engager pour faire baisser les primes d’assurance-maladie et les loyers, ainsi que pour de meilleures conditions de travail. Dans le dossier européen, l’élément décisif est la protection des salaires, estime la faîtière.

Dans le Jura, Le Centre et le PS conservent leur siège au Conseil des Etats

Le Centre et le Parti socialiste conservent dans le canton du Jura chacun son siège au Conseil des Etats. Les sortants Charles Juillard et Mathilde Crevoisier Crelier ont été réélus ce dimanche. L’alliance PLR-UDC n’a pas réussi à bouleverser la députation jurassienne.

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Les Vert-e-s se battront encore pour le climat «qui n’attend pas»

Les Vert-e-s continueront à se battre pour le climat «qui n’attend pas», a indiqué le président du parti Balthasar Glättli lors d’un point presse ce dimanche. Il a reconnu qu’au vu du recul enregistré par le parti, la tâche ne sera pas facile.

«Nous devons trouver des moyens de protéger le climat même dans cet environnement plus difficile», a insisté le Zurichois. Et de préciser que le parti est prêt à aller de l’avant avec des initiatives. Le gros dossier que représentent les relations avec l’UE sera aussi rendu plus difficile avec le renforcement de l’UDC, ajoute-t-il.

Le nouveau groupe parlementaire se prononcera sur une éventuelle candidature au Conseil fédéral vendredi prochain, a indiqué la présidente du groupe Aline Trede (BE). Et de noter que «la formule magique est morte». Arithmétiquement, les Verts peuvent prétendre à un siège et il n’y a actuellement personne qui représente le climat au Conseil fédéral, a-t-elle relevé.

Le PS progresse en Suisse romande

Le PS s’est très bien défendu en Suisse romande, a relevé le coprésident du PS Suisse Cédric Wermuth ce dimanche soir lors d’une conférence. Dans le canton de Vaud, il s’agit du meilleur résultat du PS depuis 30 ans, a-t-il affirmé.

Le PS compte six sièges dans le canton de Vaud, dont trois pour de nouveaux élus et élues. Le PS a aussi regagné un siège au Conseil des Etats dans le canton de Neuchâtel, «en travaillant avec les Verts», a souligné Cédric Wermuth. «Au total, on gagne deux sièges au National et on garde un groupe au Conseil des Etats», a encore relevé Cédric Wermuth.

Le PS pourrait devenir le premier parti en Suisse romande en passant devant le PLR. La répartition des sièges pour le National à Berne et Zurich n’était pas encore connue vers 20h.

La formule magique n’est pas concrètement remise en cause

La formule magique ne convainc pas les présidents des partis. Néanmoins, ils ne la remettent pas concrètement en cause après les élections fédérales de ce dimanche qui ont abouti à un glissement à droite du Parlement.

«Nous n’avons pas obtenu le résultat qui aurait justifié sans discussion un siège au Conseil fédéral pour notre parti», a déclaré le président des Vert-e-s Balthasar Glättli dans la ronde des présidents de partis sur SRF. «Au niveau purement arithmétique, le droit à un siège serait encore là. Mais si les résultats se concrétisent comme ils se dessinent, ce droit sera difficilement concrétisable politiquement»

Malgré une force électorale qui rejoint celle du PLR, le Centre ne revendique pas une redistribution des sièges du gouvernement. «Pour le moment, l’UDC est le seul parti qui a droit à deux sièges au sein du Conseil fédéral. Pour tous les autres partis, il faut rediscuter», a déclaré Gerhard Pfister sur la RTS. Il précise que le Centre a pour principe de reconduire les conseillers fédéraux en fonction. «Trouver une solution est la quadrature du cercle.»

Les Vert’libéraux souhaitent que la formule magique fasse l’objet d’un large débat. «Il y a longtemps que la formule magique n’est plus magique», a déclaré leur président Jürg Grossen. Il faut la revoir pour que la plupart des électeurs soient représentés par le Conseil fédéral, «ce qui n’est pas le cas maintenant, le PLR et le PS étant clairement surreprésentés».

Un avis partagé par la coprésidente du PS Mattea Meyer: «Une majorité UDC et PLR au Conseil fédéral ne correspond pas à la volonté des électeurs et électrices et elle ne présente pas de solutions pour les soucis principaux des gens».

Le président du PLR Thierry Burkart remarque pour sa part: «S’il devait y avoir un changement au Conseil fédéral, il y aurait un glissement à gauche. On peut le vouloir, ou pas.»

ATS/EAH/MWE/OBE/LMA