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WEF: la peur des patrons

L’an dernier, le Forum de l’économie mondiale (WEF) célébrait le retour de la croissance et l’incroyable dynamisme de l’économie américaine. Une année plus tard, le moral des participants est morose. Et, élément étonnant peut-être vu d’Europe, les chefs d’entreprise états-uniens sont les plus pessimistes. Quelque chose leur dit que le «miracle américain» s’essouffle.

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Ce ne sont pas les perspectives économiques à court terme qui pèsent pourtant le plus sur les élites mondialisées qui convergent vers Davos. C’est autre chose de plus profond et d’angoissant qui les gagne. Le réchauffement climatique se transforme en une crise globale et multiforme. Les patrons qui rejoignent la station grisonne mesurent à quel point le désarroi des jeunes risque à tout moment de déboucher sur un mouvement social qui bousculera l’ordre du jour des démocraties.

La vague de protestations de la jeunesse est là pour durer. Les entreprises commencent tout juste à comprendre que les rapports bien intentionnés mais dénués de toute action concrète ne sont plus acceptés. Il va falloir être plus transparent vis-à-vis des peuples et s’expliquer devant des assemblées d’actionnaires inquiètes des risques financiers liés au réchauffement climatique. Les mauvais élèves, et ils sont encore une majorité, ne pourront plus se cacher au fond de la classe.

Voilà pourquoi la morosité ambiante cache un sentiment qui pourrait bien demain virer à la panique.

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