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La Ville, terre conquise de la gauche

Les élections municipales 2020 – et l’affaire des notes de frais – n’auront pas changé la donne. Au Conseil administratif de la Ville de Genève, c’est la gauche qui commande. Trente ans que la droite n’y est plus majoritaire. Vingt ans qu’elle est réduite à n’occuper qu’un seul siège sur cinq. Bientôt dix que les radicaux sont exclus de l’Exécutif, eux qui y avaient été représentés presque sans discontinuer depuis 1846.

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À mesure que les scrutins se succèdent, une tendance se dessine. En Ville, si l’on veut être élu, il faut savoir séduire l’électeur de gauche. Peut-être pas le convaincre entièrement, mais du moins obtenir une forme d’assentiment. Pierre Maudet et Guillaume Barazzone y étaient parvenus. Cette année, c’est en étant massivement ajoutée au ticket à quatre des socialistes et des Verts que la PDC Marie Barbey-Chappuis a fait la différence face au PLR Simon Brandt. Un candidat de droite perçu comme un repoussoir par la gauche semble condamné à être envoyé au casse-pipe, en dépit des éventuelles alliances qu’il pourrait conclure.

À Genève, comme dans la majorité des villes suisses, les caractéristiques socio-économiques des habitants sont propices à la gauche. Le tissu associatif regorge de foyers potentiels d’électeurs. Politiquement, la gauche de la gauche avait réussi à en tirer profit, faisant élire au Palais Eynard au moins un magistrat lors des cinquante dernières années.

En 2020, le casting change. La gauche dite modérée va pouvoir gouverner sans son encombrant allié, victime de ses éternelles divisions internes. Les socialistes et les Verts, lesquels ont su faire fructifier les attentes écologiques des citadins, sont désormais – presque – seuls aux manettes. La voie est libre pour appliquer leur programme qui doit allier «justice sociale» et «urgence climatique». Mais à l’heure du bilan, dans cinq ans, il sera plus compliqué de diluer les responsabilités.

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