Les vertus de l’îlot de cherté

Éditorial

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Migros et Coop exercent leurs principales activités sur un si petit marché suisse de 8 millions de consommateurs. Les deux sociétés coopératives figurent néanmoins parmi les 45 plus gros détaillants du monde. Un palmarès établi en fonction des chiffres d’affaires de 2017. Du coup, évidemment, la performance de Migros et Coop relèvent avant tout de prix et de positions dominantes.


À lire : Des prix élevés expliquent le carton de Migros et Coop


La responsabilité et la liberté des consommateurs suisses n’en jouent pas moins un rôle déterminant. L’évolution des ventes, dans l’ensemble du commerce de détail helvétique, démontre notamment un attrait persistant pour de hauts niveaux de qualité dans les denrées alimentaires. Lorsqu’ils sont en plus associés à des notions de proximité, ils se muent alors en armes redoutables contre l’offre des concurrents actifs dans les États voisins.

Cette compétitivité, couplée à des prix relativement élevés, tend à mettre en évidence des vertus de l’îlot de cherté. Comme celle de ralentir la réduction des effectifs dans la distribution. De favoriser le maintien de salaires plus décents dans cette branche que chez nos voisins. Accessoirement les détaillants suisses restent les plus grands pourvoyeurs de places d’apprentissage dans le pays.

Les distributeurs suisses se doivent certes d’attirer tous les profils de clientèle. Mais les meilleurs rendements proviennent de la partie haut de gamme des assortiments. Le savoir-faire de Migros, Coop et autres détaillants suisses doit donc en priorité promouvoir, en magasin comme sur la Toile, les produits de haute qualité. Souvent les plus chers.

L’îlot de cherté promeut ainsi, en grande partie, une qualité de vie réjouissante. Les meilleures conditions d’élevage, les standards que s’imposent beaucoup de nos agriculteurs limitent en effet les risques de catastrophe. Comme celles d’œufs contaminés ou de viande avariée. Les Suisses apprécient cette sécurité alimentaire. À tel point que les «hard discounters» Aldi et Lidl ont eux-mêmes adopté depuis belle lurette une version helvétique de leur modèle allemand. Décidément, notre pouvoir d’achat a aussi du bon. (TDG)

Créé: 27.01.2019, 21h09

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Philippe Rodrik, journaliste économique

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