Tribune d'adieu

L'éditorial

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Semaine de rentrée. Pour moi, ce sera la sortie. Cet éditorial marque le terme de ma carrière à la «Tribune de Genève». J’y ai passé 34 ans d’une vie passionnée et passionnante de journaliste. Depuis douze ans, j’occupe avec un bonheur certain la fonction de rédacteur en chef du plus grand quotidien de la deuxième ville de Suisse.


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J’ai eu la chance de travailler avec des équipes intensément engagées pour un média de qualité et de belle réputation. Un privilège, un honneur immense. La chance aussi de me trouver aux avant-postes d’observation d’une cité bouillonnante qui offre un terrain d’enquêtes et d’histoires sans pareil. Oui, Genève, capitale financière et culturelle, spécialiste ès polémiques, Genève la multiethnique, Genève la belle, de nuit comme de jour, la capitale du Grand Genève, la lacustre et la sportive. Une ville fascinante où la politique internationale et l’économie mondiale cohabitent avec le local d’une façon unique. Cette ville me tient à cœur, comme me tient profondément à cœur ce journal. Je pars la mort dans l’âme. Nous nous quittons, même si je maintiendrai un lien avec vous à travers une chronique hebdomadaire dans ces colonnes.

Je laisse derrière moi un média en bonne santé avec un avenir certain. La «Tribune» a joué le rôle de pionnier sur Internet et progresse comme aucun autre quotidien sur le digital, tandis que l’audience du journal papier se maintient valeureusement. Mon adjoint Frédéric Julliard reprend la rédaction en chef. Je lui souhaite courage et ténacité pour une tâche lourde et complexe, mais surtout captivante et ô combien déterminante pour le bon fonctionnement de notre démocratie.

Avec ma rédaction, j’ai fait de mon mieux pour vous servir au mieux. Non sans commettre des erreurs parfois. Mais toujours avec un souci absolu d’indépendance et d’honnêteté dans la recherche et le traitement de l’information. Je veux croire que la «Tribune», la Julie pour les intimes, est davantage qu’un journal: elle constitue un lien social et identitaire pour les habitants de la région. Qu’on la chérisse ou qu’on l’abhorre, elle est une référence. Et je suis certain qu’elle le restera et qu’elle peut compter sur vous, chères lectrices, chers lecteurs. Genève mérite un grand quotidien, à part entière. Merci! (TDG)

Créé: 29.08.2018, 22h40

Pierre Ruetschi, rédacteur en chef de la Tribune de Genève.