Un test planétaire se joue en Iran

L’éditorial

Diverses devises sont affichées sans le taux en vigueur sur une vitrine d’un bureau de change au centre de Téhéran. Image: Keystone

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L’Union européenne serait-elle devenue folle? Le jour où la première vague de sanctions trumpiennes pour étrangler l’Iran entre en vigueur, elle brandit un bouclier pour encourager les entreprises du Vieux-Continent à continuer de commercer avec la Perse. C’est un pas de côté. De ceux qui font sortir de la protection du parapluie américain pour se rapprocher d’un régime honni, parce qu’il s’ingère dans les affaires internationales tout en soutenant des mouvements terroristes.


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Il faut plutôt voir, dans ce geste, de la sagesse. Depuis que la première puissance mondiale est régie par un président qui estime que ses tweets à l’emporte-pièce valent davantage que des accords internationaux, les cartes sont redistribuées. Avec son axiome «copain ou pas copain» qui vaut pour un Kim Jong-un comme pour un Jean-Claude Juncker, Donald Trump ne donne guère envie de se placer sous son ombrelle.

Alliés des États-Unis, oui, mais plus alignés. Les Européens redécouvrent cette vertu que George W. Bush avait fait poindre, il y a quinze ans, lors de l’invasion insensée de l’Irak.

Aujourd’hui, le recul prend tout son sens en regardant vers l’Orient. La Chine, en passe de devenir la première puissance économique mondiale, joue, elle, la carte du multilatéralisme, avec un œil bienveillant pour Téhéran. La Russie ne va pas non plus se dissocier de ce voisin. Et, surtout, la société civile iranienne, éduquée et combative, attend, pour faire chuter le régime de l’ayatollah, une main tendue. Mais pas de celles qui broient.

(TDG)

Créé: 07.08.2018, 20h07

Denis Etienne, rédacteur en chef adjoint

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