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Stop au paternalisme envers les 65+

Je me considère comme un quinquagénaire plus ou moins alerte. Pourtant, quand j’effectue une course en peau de phoque avec le Club alpin suisse, il m’arrive de tirer méchamment la langue. Je me souviens de ce sommet avec 1400 mètres de dénivelé où j’ai craché mes poumons dans les derniers mètres. Devant moi, deux skieuses sexagénaire et septuagénaire étaient arrivées comme des fleurs. Leur secret? L’entraînement.

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Tout cela pour dire que l’âge seul ne dit rien sur la condition physique d’une personne. Ni sur la résistance de son système immunitaire face à un virus. Et pourtant, le Conseil fédéral et l’Office fédéral de la santé publique ne s’embarrassent pas de nuances. Ils ont décrété que toutes les personnes de 65 ans et plus font partie du «groupe à risque». Elles doivent donc rester claquemurées chez elles.

Ce paternalisme gouvernemental, qui met tous les aînés dans le même sac, est insupportable. Et totalement arbitraire. Il est donc bienvenu qu’une commission parlementaire demande au Conseil fédéral de supprimer la notion d’âge pour le groupe à risque. Il ne s’agit pas ici de nier que le taux de mortalité au Covid-19 augmente avec l’âge, et notamment après 80 ans. Mais tout le monde sait aussi qu’en temps normal, on a plus de risque de mourir à 90 ans qu’à 5 ans. Il faut donc arrêter d’infantiliser les 65 ans et plus. Ils sont assez grands pour savoir ce qui est bon pour eux et pour la société.

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