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La révolution cycliste attendra

«Faut que ça roule!» À Genève plus qu’ailleurs, c’est un leitmotiv impérieux. L’automobiliste n’aime pas attendre. Mais depuis 2016, le cycliste a le droit de réclamer sa part de fluidité dans le trafic. Car au centre-ville, il est désormais prioritaire, avec le marcheur et l’usager des transports publics. C’est une loi qui le dit, que le peuple a votée à une large majorité.

À l’évidence, le Conseil d’État n’a pas tout à fait pris la mesure de cette nouvelle donne. Son Plan d’action de la mobilité qu’il a présenté hier comprend certes de nombreux aménagements qui vont améliorer la situation. Mais il privilégie encore trop le compromis.

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Ce projet veut notamment créer des itinéraires prioritaires entre quelques pôles. Par exemple entre Cornavin et Uni Mail. Mais voilà. Il va faire zigzaguer le cycliste dans le quartier des banques pour éviter en partie les grands boulevards. II n’ose pas envisager la solution plus drastique: supprimer une voie de circulation aux voitures pour la donner aux cyclistes. Carrément.

Autre exemple, le passage de Plainpalais à Rive. À lire le plan, le cycliste sera condamné comme aujourd’hui à emprunter les Rues-Basses, solution ô combien dangereuse, et gênante pour le piéton. La solution: une voie bidirectionnelle à la rue du Rhône. Qu’attend-on pour la réaliser?

À trop vouloir ménager la chèvre et le chou, on n’arrivera pas à créer un vrai engouement pour le vélo. Surtout, on continuera de voir les cyclistes emprunter les trottoirs et multiplier les incivilités. Un mauvais calcul.

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