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La réforme du Cycle, une copie à revoir

Un coup d’épée dans l’eau. C’est l’impression que donne le bilan du nouveau Cycle d’orientation, mis en place en 2011. Le Département de l’instruction publique (DIP) a présenté lundi l’évaluation de ce dispositif ficelé par l’ancien magistrat socialiste Charles Beer. Cette refonte en forme de consensus, votée par le peuple, avait apaisé les tensions politiques et citoyennes autour de l’organisation scolaire. En regard du bilan dressé par le DIP, cela semble être son seul fait d’armes. Car le dispositif n’a fait ni mieux ni moins bien que le précédent et n’a pas rempli ses objectifs principaux: il a échoué à optimiser l’orientation professionnelle, à combattre les inégalités – la sélection à l’entrée du Cycle s’est accompagnée d’un renforcement de la sélection sociale –, à améliorer la prise en charge des plus fragiles – les élèves se retrouvent démotivés et stigmatisés dans une section «faible» difficile à gérer, avec peu de perspectives.

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On efface donc le tableau et on recommence. L’actuelle cheffe du DIP, Anne Emery-Torracinta, a esquissé les premiers traits: elle souhaite supprimer les classes par niveaux de compétences en première année du Cycle et mélanger les élèves dans un tronc commun. Un défi supplémentaire pour le maître qui, à l’heure de l’école inclusive, doit déjà composer avec les aménagements accordés aux jeunes à besoins spécifiques… Rien n’est toutefois encore entériné. La magistrate n’a pas présenté une réforme ficelée à l’interne mais a annoncé son intention d’impliquer associations professionnelles, parents et députés dans l’élaboration, pour une mise en œuvre espérée en 2022. Rassembler et écouter les acteurs semble indispensable car la partie est loin d’être gagnée: le sujet divise depuis des décennies et le peuple a déjà rejeté par deux fois, en 2001 et 2009, l’instauration d’un système de tronc commun. Or, le temps est compté; d’ici à 2022, au mieux, des élèves vont encore pâtir des faiblesses du système actuel.

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