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Qui profite de l’or noir?

Les chiffres sont étonnants. Alors que les cours du pétrole se sont écroulés de 48% entre janvier et avril, le prix du mazout a diminué de 20% à Genève et en Suisse et celui de l’essence d’à peine 7% durant la même période.

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Comme une ritournelle, les sociétés pétrolières expliquent que cette différence est surtout due aux taxes prélevées par les collectivités publiques. Et aussi aux frais liés à la distribution de ce liquide devenu politiquement sensible ainsi qu’à l’exploitation des stations-services. C’est parfaitement exact. Mais largement incomplet.

Les politiques mais aussi les citoyens devraient mettre leurs mains dans ce cambouis et exiger de ce secteur une transparence beaucoup plus importante.

Au moment où la population est confrontée à un défi sanitaire d’une portée extraordinaire, où la mort rôde et emporte de manière prématurée des dizaines de personnes et que la plupart des branches économiques se préparent tant bien que mal à écoper le tsunami annoncé, la branche pétrolière doit montrer l’exemple. Elle doit en particulier décomposer de manière plus crédible et détaillée les étapes de fixation de ces prix.

Quant au trio infernal qui règne encore à la tête des États-Unis, de la Russie et de l’Arabie saoudite, sa soif de domination dans un domaine qui reste hautement stratégique n’est pas vraiment étonnante. Mais, dans cette époque dramatique, elle devient indécente.

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