Passer au contenu principal

Le plastique, c’est chic… d’y renoncer

C’est presque comme si c’était fait. Sur fond de quasi-unanimité, le Grand Conseil est en passe d’inscrire dans la loi l’interdiction de la distribution gratuite de sacs en plastique dans les lieux de vente. On trouvera sans doute des voix pour râler face à une mesure qui n’a pourtant rien d’une révolution. La fin de la gratuité est déjà un fait dans la grande distribution, la branche en ayant décidé ainsi sur une base volontaire. De plus, en 2012 déjà, les Chambres fédérales ont prôné l’interdiction de distribuer ces sacs — décision restée lettre morte à cause de byzantines arguties juridiques.

----------

Lire également : Genève est prêt à interdire le sac plastique gratuit

----------

Le cabas en polyéthylène reste pourtant bien présent. Son agonie interminable contraste avec l’urgence quant à l’obligation de tourner le dos au plus vite, non pas au seul plastique à usage unique, mais plus largement à un mode de vie et de consommation, empreint d’un énorme gaspillage, incompatible avec la sauvegarde de notre planète et d’un climat vivable. Le sac en plastique, dont le temps de vie se compte en minutes dans son trajet du magasin au domicile, en est un symbole fort. Et il aura fallu attendre 2019 pour qu’une législation cantonale suisse commence à cadrer sa distribution.

Si Genève fait figure de pionnier, le tempo croît plus vite près de chez nous. Ainsi, la France s’est engagée jeudi à abolir tout emballage non recyclable ou non compostable d’ici à 2025. Sur ce sujet, nos autorités auront donc du mal à démentir la réputation de lenteur des Helvètes. Mais devons-nous, citoyens, toujours compter sur elles? Devons-nous, Genevois, attendre par exemple que nos autorités imposent une taxe au sac, comme il en existe presque partout ailleurs en Suisse, pour enfin rehausser notre taux de recyclage afin qu’il atteigne enfin la moyenne nationale? Et si nos magasins nous gavent encore d’une orgie de contenants plastifiés, n’est-ce pas aussi à nous, clients rois, d’exiger des alternatives plutôt que de subir, par habitude, en silence?

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.