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Pauvres seniors dans une riche Allemagne

Les retraites allemandes, c’est comme les glaciers. On les regarde fondre depuis des dizaines d’années sans rien faire. «Les retraites sont sûres», claironnait Norbert Blüm, le ministre des Affaires sociales dans les années 90. Cette citation résonne encore aujourd’hui aux oreilles des Allemands comme l’un des plus grands mensonges politiques de l’histoire de la République fédérale.

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Les retraites ne sont pas sûres. Depuis 1971, le taux du régime général est passé de 60 à 48% du salaire net et les multiples réformettes n’ont pas permis d’anticiper le problème du vieillissement de la population. Une «commission retraite» planche actuellement sur une énième réforme, censée sauver le système avant l’arrivée des «baby-boomers». Dans vingt ans, un tiers de la population allemande sera âgé de plus de 65 ans!

Les retraites légales suffiront-elles à vivre décemment dans un pays où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, notamment avec l’explosion du prix des loyers? Tout le monde en doute. La question se pose surtout à tous ceux qui n’auront pas cotisé suffisamment ne serait-ce que pour obtenir la retraite minimum, qui est en préparation.

En cause: le développement du secteur des bas salaires, décidé par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder dans les années 2000, qui a permis de réduire le chômage mais va engendrer demain des millions de pauvres supplémentaires. Plus de 6 millions de «minijobs» – pour certains le job principal – sont notamment dispensés de cotisations retraites.

Plus d’un retraité sur cinq vivra sous le seuil de pauvreté dans vingt ans, contre 16% aujourd’hui, s’alarme l’Institut de conjoncture de Berlin (DIW). Demain, ils seront dépendants de l’aide sociale et viendront rejoindre la cohorte grandissante des seniors ramassant des bouteilles consignées dans les rues et qui se rendent chaque jour à la «soupe populaire» pour manger à leur faim.

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