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Le parti pris de protéger les animaux

La protection animale a de multiples visages. Certains sont émouvants, d’autres plus grimaçants. Au refuge de Bernex – qui recueille chaque année entre 1200 et 1500 animaux abandonnés par des propriétaires qui ne peuvent plus ou ne veulent plus les garder – ce visage touchant, c’est celui d’une vieille dame qui donne une partie de ses économies pour que la Société genevoise pour la protection des animaux, tournant sans subvention, puisse s’acquitter de sa mission. Ou d’un enfant tout sourire, qui trouvera un compagnon à quatre pattes lors des portes ouvertes qui auront lieu le dimanche 15 septembre.

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Ému par la cause animale, lui aussi, le conseiller municipal PLR Simon Brandt a souvent proposé d’aider les refuges locaux, comme celui de Darwin, la SPA des chevaux à Sézenove. Mais il veut aller plus loin en déposant une motion pour que 40% du fonds de solidarité internationale de la Ville aille à la sauvegarde des animaux abandonnés ou maltraités dans le monde. «Au détriment de l’aide humanitaire?» s’offusque la gauche. Une vision bien loin, cependant, de celle de son parti, qui parle aujourd’hui biodiversité, développement durable et responsabilité individuelle sans même aborder le chapitre «protection animale» dans son dernier manifeste environnemental.

Cette cause animale est très souvent instrumentalisée politiquement aux extrêmes. Le groupuscule «Genève non conforme» appelait en 2014 à une manifestation contre «le massacre des chiens roumains», visant en fait à noircir un peu plus l’image des Roms à Genève.

À l’extrême gauche aussi, le visage de la protection animale est devenu très grimaçant. Car ses militants antispécistes les plus radicaux s’attaquent à ceux qu’ils considèrent comme des exploiteurs du monde animal, qu’ils soient fourreurs, de l’industrie cosmétique ou simples bouchers. Entre compassion naturelle pour le monde animal et instrumentalisation politique, la frontière est parfois mince.

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