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OPA anglo-saxonne sur Novartis

Le géant bâlois Novartis change de capitaine. Après huit ans à la tête de ce groupe pharmaceutique employant 123 000 personnes, l’Américain Joe Jimenez cède le témoin à son compatriote Vasant Narasimhan. A peine nommé, le futur CEO a promis de maintenir Novartis en Suisse et en particulier à Bâle, où le groupe a son siège. Des propos rassurants pour la région bâloise, où travaille la grande majorité des 13 000 salariés de Novartis en Suisse. Et qui ont encore un arrière-goût de potion amère à Nyon où, en 2011, l’annonce de fermeture brutale d’un site de production fut freinée par une forte mobilisation des employés, des pouvoirs publics, des médias et des syndicats.

Joe Jimenez ne laissera pas un souvenir impérissable. L’Américain a été un bon gestionnaire mais, au fil des ans, Novartis a perdu un peu de sa rentabilité. Contrairement à son rival Roche, qui trône au premier rang des entreprises européennes classées selon leur résultat d’exploitation, elle ne figure pas dans le top 10.

Novartis est géré à l’américaine: sur onze membres de la direction générale, six sont anglo-saxons. Il ne reste que deux Suisses. Et si 88% des 164 000 actionnaires du géant résident en Suisse, il s’agit surtout de petits propriétaires de titres: ils pèsent 42% du capital, contre 46% pour les actionnaires anglo-saxons. Mais l’essentiel est de conserver en Suisse de vrais centres de décision. Et la défense de cet objectif passe par celle de conditions-cadres attractives, rendant précisément plus difficiles des opérations de délocalisation.

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