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Une mise en bouche plus qu’un scrutin

Les Genevois sont appelés à se prononcer, le 24 novembre, sur une initiative de l’Association de défense des locataires (Asloca), soutenue par la gauche et les syndicats et rejetée par la majorité du Grand Conseil. Son but: contraindre le Conseil d’État à ne proposer que des déclassements en zone de développement tant que subsiste la pénurie de logements. Tout simplement parce que l’État peut contrôler temporairement les prix dans ce type de zone et qu’il y existe des règles concernant la répartition des catégories de constructions: logements d’utilité publique, propriétés par étage, coopératives, locatifs en loyer libre.

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Les milieux immobiliers hurlent «à la soviétisation du sol» alors que les défenseurs des locataires forcent aussi le trait en affirmant que cela permettra de construire enfin pour le plus grand nombre. En réalité, on ne déclasse déjà à Genève que très rarement en zone ordinaire. L’interdiction n’aurait donc qu’un effet à la marge. Pour autant qu’elle en ait un, puisque le parlement pourrait ne pas suivre le Conseil d’État.

Est-ce à dire que la zone de développement est une affaire classée? Certainement pas. Tout d’abord, l’initiative soumise en votation est en fait le reliquat d’une offensive bien plus large de l’Asloca. Une seconde initiative demandait d’augmenter la proportion de logements sociaux construits dans cette zone. Mais elle n’a pas trouvé grâce devant le Tribunal fédéral.

Les Genevois devraient malgré tout avoir l’occasion de dire si la répartition actuelle leur convient ou s’il faut en trouver une nouvelle. La réforme défendue par Antonio Hodgers, le patron de l’aménagement, a été coulée devant le Grand Conseil par la droite et le MCG. Ce qui a suffisamment irrité l’Asloca et les partis de gauche pour qu’ils lancent un référendum contre la décision. Sous réserve d’un nombre suffisant de signatures, cette votation-là pourrait intervenir en 2020.

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