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À Londres, la droite la plus bête du monde

Contrairement à l’expression souvent employée par nos voisins de l’Hexagone, la droite la plus bête du monde n’est pas française mais britannique. S’il en fallait encore une démonstration, il suffit de regarder ce qu’il s’est passé jeudi matin.

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À peine trente-six heures après que le gouvernement a annoncé avoir trouvé un accord avec l’Union européenne, le ministre en charge du Brexit démissionne. Dominic Raab explique ne pouvoir assumer le document qu’il a lui-même contribué à négocier avec Theresa May. Alors que les dés ont déjà été jetés par la première ministre, voici qu’un membre de son cabinet renverse la table de jeu. Comme d’autres avant lui, il confond son destin personnel avec la destinée du Royaume-Uni.

L’exemple le plus criant de cette confusion s’est produit au lendemain du référendum. En cette fin de juin 2016, Boris Johnson et Michael Gove, deux figures de proue en faveur du Brexit, se rencontrent. Ils doivent discuter de la manière dont Johnson mènerait le pays sur le chemin d’un «hard Brexit» en tant que premier ministre. Mais, au fil d’un barbecue trop arrosé, les appétits s’aiguisent. Peu après, Gove se lance dans la course. Ni l’un ni l’autre ne réussiront.

Celle qui a emménagé au 10, Downing Street le sait: le Brexit, qu’on s’en réjouisse ou non, est une réalité et l’accord annoncé mardi, qu’on l’approuve ou non, est le plus petit dénominateur commun entre Londres et Bruxelles. À un peu plus de quatre mois de l’échéance, Theresa May, elle-même jadis opposée à la sortie de l’UE, comprend la nécessité urgente d’une solution viable quoique imparfaite.

La première ministre prouve ainsi que, derrière l’image de femme politique la plus maltraitée, la plus moquée, la plus trahie de l’histoire récente, elle recèle une constance et une endurance peu communes. À elles seules, ces deux qualités ne garantissent pas sa survie politique. Mais elles lui confèrent d’ores et déjà la stature de femme d’État.

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