Locarno, un cap difficile est franchi

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L’heure du premier bilan a sonné.

La Française Lili Hinstin, qui semblait cacher sa nervosité sous une apparente légèreté, du moins lorsque nous l’avions rencontrée quelques jours avant l’ouverture de l’événement, a-t-elle passé le cap difficile du premier festival en tant que directrice? A-t-elle convaincu les milieux culturels tessinois, le public, les médias, les invités? Inutile de faire durer le suspense, la réponse est oui. Et ce n’est pas seulement une affaire de films ou de programmation, même si les uns comme l’autre ont leur importance. Mais aussi une question de personnalité. Dès le premier soir, alors que la Piazza menaçait d’être balayée par un de ces orages dont le Tessin a le secret, elle a empoigné le festival avec une aisance toute personnelle.


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Par un mélange de propos graves et légers, de plaisanteries et de références cinéphiles, maniant la langue italienne sans sourciller. En quelques minutes, elle a su marquer son territoire et montrer la manière bien à elle dont elle tiendrait le gouvernail. La suite ne fut que formalité. Façon de parler, évidemment. Car un festival, c’est une addition de problèmes plus ou moins surmontables, aux solutions plus ou moins heureuses. Retards d’invités, caprices de stars, critiques de journalistes, films décalés, spectateurs refoulés, réalisateurs mécontents, fêtes ratées ou pas. D’apparence, tout a eu l’air de fonctionner et on n’a même pas eu vent d’un seul couac organisationnel. Ce qui signifie soit qu’il n’y en eut aucun, soit que Lili Hinstin, qui nous confiait en juillet qu’elle était parfois dans le déni, a fait en sorte que personne n’en sache rien. Ce qui est dans les deux cas tout à son honneur.

Mieux, en onze jours et autant de soirées, jamais ne s’est ressenti le besoin de la comparer à ses prédécesseurs, à commencer par Carlo Chatrian, qui était quand même très aimé à Locarno. Voilà pourquoi je tire mon chapeau à Lili Hinstin.

Créé: 18.08.2019, 20h43

Pascal Gavillet,
Rubrique Culture

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