Les affaires vont passer, pas Genève

L’éditorial

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Quand les scandales politiques, petits ou grands, se multiplient, la tentation est grande de jeter à la poubelle l’entier du système et toutes celles et ceux qui en font partie. Un réflexe assez populiste, mais naturel et compréhensible. Après l’année catastrophique que viennent de traverser Genève et ses institutions, il est temps – un an après l’entrée en fonction du nouveau Conseil d’État – de faire le point et, plus encore, de séparer l’essentiel de l’accessoire.


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Genève ne sortira certes pas indemne de la succession des affaires qui l’ont frappé ces douze derniers mois: voyage à Abu Dhabi de Pierre Maudet, notes de frais du Conseil administratif de la Ville de Genève, soupçons de corruption à l’Aéroport lors de l’attribution de marchés publics, polémique sur le chantier du dépôt des TPG En Chardon, policiers accusés de recevoir des avantages du monde de la prostitution… Ce cauchemar a rendu les institutions nerveuses, ce qui n’a pas manqué de créer des tensions entre elles et d’ajouter un autre volet au discrédit général.

Tout cela donne l’impression que rien ne va. Or ce n’est pas le cas. Genève est à la peine, oui, mais ses institutions fonctionnent, tout comme l’État globalement. Si les Genevois sont fâchés, eh bien qu’ils l’expriment dans les urnes cet automne lors des fédérales ou au printemps aux élections municipales.

Grommeler dans son coin en étant persuadé que tout le monde pense comme soi ne sert à rien. Il y a un autre moyen: il s’appelle la démocratie. «Le pire des régimes à l’exception de tous les autres», comme le disait Winston Churchill, a bien des défauts, mais il est cet «essentiel» que nous ont légué les générations précédentes. Le reste a beau parfois être agaçant, ce n’est que «l’accessoire». Il ne se traduira, au mieux, que par quelques lignes dans nos futurs livres d’histoire

Créé: 24.06.2019, 06h47

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