Passer au contenu principal

Lauber doit partir, pour le bien de la justice suisse

La débâcle du premier procès FIFA, et nos nouvelles révélations sur les rencontres avec Gianni Infantino, sont les gouttes d'eau qui font déborder le vase.

Il faut reconnaître une qualité à Michael Lauber, c’est qu’il sait encaisser. Depuis un an et demi, les critiques pleuvent de tous côtés sur ses manigances et ses rencontres secrètes avec le président de la FIFA, Gianni Infantino.

C’est dans la presse internationale que le ton est le plus sévère. Dernièrement, le journal allemand «Süddeutsche Zeitung» a décrit les procureurs suisses comme des «confédérés maladroits, qui donnent l’impression d’une troupe de détectives amateurs».

Et pourtant, Michael Lauber continue à son poste comme si de rien n’était. Il ne remarque pas que sa situation ne peut pas s’améliorer – elle ne peut qu’empirer. L’ombre qui s’étend avec chaque nouvelle révélation empoisonne toutes les grandes enquêtes qu’il a lancées, notamment dans le domaine du football mondial.

«Dans la presse allemande, les procureurs suisses passent pour une troupe de détectives amateurs»

L’une de ces procédures a déjà dû être annulée en raison de soupçons de partialité, et il faut craindre que ce soit le cas dans d’autres dossiers. Le Tribunal fédéral a déjà constaté que certaines preuves risquaient de devenir inutilisables dans l’enquête sur la Coupe du monde 2006, par ailleurs prescrite.

La cellule enquête de Tamedia a suivi intensivement le travail du Ministère public de la Confédération depuis huit ans. Elle a révélé ses rencontres secrètes avec Gianni Infantino, ainsi que d’autres manquements. Nous avons pourtant fait preuve de retenue au sujet des demandes de démission de Michael Lauber, en reconnaissant aussi les aspects positifs de son travail.

Mais la débâcle du procès sur la Coupe du monde 2006 et les nouveaux indices concernant les rencontres secrètes avec la FIFA sont les gouttes d’eau qui font déborder le vase. Si le procureur de la Confédération ne démissionne pas de lui-même, le parlement doit intervenir. Il doit réaliser que la réélection de justesse de Michael Lauber l’automne dernier n’est pas une raison pour ne pas l’écarter de son poste aujourd’hui. Pour le bien de la justice suisse.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.