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Laïcité: l’épreuve du feu

Les députés et les élus municipaux pourront arborer des signes religieux s’ils le souhaitent, a décidé la Cour de justice.

L’étonnante disposition, introduite par une alliance de circonstance durant les débats au Grand Conseil au début de 2018, puis confirmée par le vote de la loi par le peuple, a donc sauté. C’était écrit, puisque la liberté de conscience, qui préserve notamment la liberté de chacun de se tromper en la matière, est garantie dans notre pays.

Mais l’essentiel est là: sauf succès d’un éventuel recours au Tribunal fédéral, les points principaux de la loi demeurent. Des conditions sont imposées aux religions pour accéder à la contribution volontaire; des critères existent pour désigner les partenaires religieux de l’État, notamment les aumôniers; l’encadrement des manifestations cultuelles est posé. Enfin et surtout, les magistrats et les agents de l’État en contact avec le public devront s’abstenir de manifester directement ou indirectement leurs préférences en matière de foi dans le cadre de leurs fonctions. En effet, l’État et ses serviteurs sont neutres en la matière.

Bref, la loi sur la laïcité vient de passer l’épreuve du feu. Reste à la concrétiser, ce qui sera fait quand le département de Mauro Poggia aura élaboré son règlement d’application...

Demain, nos législatifs vont-ils se peupler d’ecclésiastiques ou de pratiquants religieux? C’est aux partis, qui sélectionnent leurs candidats en fonction de leur adhésion à leurs valeurs, d’en juger. Et aux citoyens de trancher.

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