La Suisse est prête pour le banquet

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Demain, le Brésil sera au menu. Sur la carte proposée par la Coupe du monde, la Suisse ne pouvait pas débuter par meilleur plat. À Rostov-sur-le-Don, dimanche, l’équipe de Vladimir Petkovic va pouvoir démontrer que son appétit est gargantuesque. Qu’elle a dans les jambes l’ambition de ses paroles. Nous sommes des centaines de milliers à nous accrocher à la bravoure d’un Granit Xhaka quand il lance, le regard déterminé, que la Seleção ne lui fait pas peur.


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Nous sommes tout autant à rêver que Xherdan Shaqiri découpe la Serbie d’un nouveau ciseau. Ou encore que le Costa Rica, malgré son étiquette de surprise de 2014, soit remis en place par une Nati autoritaire.

La Suisse est arrivée sans faire de bruit en Russie. Elle entame la compétition sans avoir vécu de polémique. Elle peut maintenant réaliser un parcours sans faute. Car, malgré sa discrétion, elle dispose d’atouts indéniables. Peut-être même qu’elle n’en a jamais eu autant dans son jeu, à commencer par son expérience collective. À elle de les abattre à bon escient, avec précision, dans un mélange d’intelligence et d’audace.

Bien sûr, il y a le jeu et le prestige de la compétition. Mais un Mondial réussi sur le terrain, c’est bien plus pour toute une nation. Un parcours positif en Russie, ce sera la possibilité – assez rare en temps normal – de se mobiliser derrière un groupe, sans parti pris idéologique ou barrière de langue. Ce sera le bonheur de partager de la fierté et de le montrer. Ce sera la joie d’exister sur la planète autrement que par le chocolat, la chimie ou les banques. C’est cette addition de sentiments et de passion que l’équipe nationale va porter sur ses épaules durant ce mois de juin.

Le refrain est connu. Certains diront qu’il est entonné à chaque participation de la Suisse à la phase finale d’un grand tournoi.

Oui, peut-être. Mais il s’agit aussi une vérité. Car le sport a ceci de magique que sa flamme ne s’éteint jamais vraiment. Et que l’euphorie pointe lorsqu’elle embrase à nouveau le cœur. C’est assez rare pour ne pas être savouré pleinement. Que le banquet commence, la Suisse a faim.

Créé: 16.06.2018, 18h34

Patrick Oberli, responsable de la rubrique Sports

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