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Genève entre en période de glaciation

Tout d’abord, le choc. Genève a connu en ce triste vendredi 13 l’annonce de la première victime du coronavirus dans le canton. Une jeune femme de 32 ans. Au moment où certains sont prêts à se battre pour acheter le dernier paquet de pâtes du supermarché, ayons une pensée pour cette femme et pour sa famille. Ce décès incarne évidemment la dimension tragique d’une épidémie dont nul ne connaît l’ampleur à venir dans notre canton.

Une autre nouvelle importante est tombée vendredi: les écoles et les crèches genevoises ferment jusqu’en avril. Pour des milliers de parents, déjà déstabilisés par les mesures prises sur leur lieu de travail, une période d’incertitude s’ouvre. Comment s’organiser? Comment continuer à travailler, depuis la maison ou au bureau, si l’on doit en même temps garder ses enfants? Il faut de surcroît éviter de solliciter les grands-parents, trop exposés en cas d’infection…

La difficulté principale pour la population ne réside pas forcément dans les mesures strictes annoncées vendredi. Elle consiste dans le fait que, presque chaque jour, de nouvelles décisions renforcent les précédentes. Dès qu’on s’adapte à la situation du moment, celle-ci devient obsolète. Entre les mesures déjà prises et l’incertitude sur leur gradation continuelle, la vie sociale, culturelle et économique entre dans une période de glaciation.

Cette situation inédite peut-elle être digérée par la société genevoise? Tout dépendra de sa durée. En prenant des mesures fermes, la Confédération et le Canton tentent de raccourcir le temps de crise. Cette stratégie est bonne, mais à une condition: que chacune et chacun joue le jeu. Sinon, une catastrophe économique et sociale bien plus grave nous guette.

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