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Genève doit passer à «J’y vis, j’y siège»

Le 24 avril 2005, les Genevois accordaient le droit de vote au niveau communal aux étrangers résidant en Suisse depuis huit ans au minimum. Une demi-victoire magnifique pour ceux qui estiment que cette ouverture favorise la cohésion et améliore les possibilités de s’intégrer pleinement dans son lieu de résidence. Mais une demi-victoire tout de même car la seconde initiative de la campagne «J’y vis, j’y vote», octroyant également le droit d’être élu dans sa commune, était, elle, refusée de peu.

Depuis, Genève a eu le temps de constater que ces quelque 85 000 nouveaux électeurs ne bouleversaient pas les équilibres politiques. De même, des études ont démontré que si, globalement, les étrangers participent un peu moins que les Suisses, cela tient avant tout au fait qu’il s’agit d’une population un peu plus jeune et en moyenne située dans des catégories socioprofessionnelles qui votent moins. Bref, l’électeur étranger est un électeur comme les autres.

Pourtant, malgré ces informations plutôt rassurantes, aucune nouvelle avancée n’est survenue ces douze dernières années. Sans doute désireuse de retrouver la formule magique de 2005, une association tente de rallumer la flamme en invitant les membres du comité d’action de «J’y vis, j’y vote» à débattre ce jeudi. Parmi eux: Pierre Maudet, Sandrine Salerno et Antonio Hodgers.

Au-delà de ce qui émergera de cette soirée, les Genevois doivent faire l’effort de se demander quels avantages ils pourraient retirer en franchissant enfin le pas. Le premier serait d’apporter un peu de sang neuf aux partis, qui en ont bien besoin. Le deuxième serait d’en finir avec cet octroi illogique d’un demi-droit politique. C’est un peu comme offrir un vélo dont on aurait retiré le guidon et la selle. Enfin, Genève a tout intérêt à créer les meilleures conditions pour que, au moins au niveau local, il n’y ait pas des citoyens de première et de seconde catégorie.

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