Gaudin, l’atout à double tranchant

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La sécurité suisse repose en mains vaudoises. Le conseiller fédéral Guy Parmelin a désigné le Vaudois Jean-Philippe Gaudin à la tête du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Mercredi à Berne, comme par ailleurs dans la presse suisse, la proximité qui unit les deux Romands a été une thématique soulignée. Et c’est un atout, mais il est à double tranchant.


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Rompu aux questions de sécurité, Jean-Philippe Gaudin présente un CV impeccable. Il a réformé le renseignement militaire, est au bénéfice d’un réseau international et revient d’un poste en France où les questions de terrorisme islamiste ont été le quotidien. Le couteau Jean-Philippe Gaudin est affûté.

Les compétences du professionnel de la sécurité et la relation de confiance avec son ministre de tutelle sont évidemment indéniables à l’heure de restaurer la confiance dans les services secrets. En effet, ces dernières années, le SRC a surtout fait parler de lui pour ses couacs. Ils sont connus et ont alimenté les polémiques. Le vol de données par un employé en proie à des problèmes psy et l’affaire de Daniel M., ce détective qui espionnait le fisc allemand en contrevenant au droit, ont été jugés sévèrement par la justice et la classe politique.

Les menaces aussi sont connues: celle du terrorisme international et intérieur avec près de 90 personnes dans le radar des espions suisses, celle des cyberrisques et encore une situation internationale qui se dégrade. Ce tableau général, plutôt sombre, dessine une responsabilité plus grande que jamais pour le chef du SRC. Mais la large acceptation en votation de la nouvelle loi sur le renseignement montre aussi que les attentes du peuple sont grandes malgré l’image d’amateurisme qui colle au SRC après ses bourdes. Aussi, la tâche qui attend Jean-Philippe Gaudin est colossale.

Et le moindre faux pas sera analysé à l’aune de la relation personnelle qui unit le chef du Département de la défense et son patron du renseignement. Ce gage de loyauté et de confiance dans le travail commun pourrait devenir soupçon de copinage et se retourner contre eux. Comme un couteau à double tranchant. (TDG)

Créé: 11.04.2018, 21h53

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Xavier Alonso,
Rédacteur en chef adjoint Tamedia

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