Formaliser à l’excès nuit

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Bons élèves, peuvent s’améliorer. C’est l’impression que laisse la lecture de l’audit de performance que la Cour des comptes consacre au Fonds cantonal d’art contemporain (FCAC) et au Fonds municipal d’art contemporain (FMAC).

D’abord, plusieurs éléments positifs sont à mettre au crédit des deux entités, créées respectivement en 1949 et 1950: le rapport ne les accuse pas de gaspiller les deniers publics et salue la qualité des pièces qu’elles acquièrent. Conformément à son mandat, l’organe de contrôle fait des recommandations. Vingt-quatre au total, toutes acceptées: il faut, bien sûr, améliorer les stratégies, mieux diffuser et conserver les œuvres, et songer à les restaurer. Plus surprenant, la Cour s’interroge aussi sur la pertinence de la coexistence des deux fonds. Cette réflexion s’appuie sur l’acceptation de l’initiative 167 «Pour une politique culturelle cohérente à Genève», laquelle fixe dans la Constitution une gouvernance fondée sur la collaboration entre État, Ville et communes. Toutefois, elle ne tient compte que des «similitudes existantes» entre FCAC et FMAC, éliminant de son champ d’investigation ce qui les distingue et constitue leur identité.

Si les deux institutions ont eu dès leur origine pour double vocation de soutenir les artistes et de décorer édifices et espaces publics, leurs missions se sont élargies et différenciées. Le fonds de la Ville compte notamment une médiathèque, ainsi qu’un ensemble d’œuvres vidéos, exclu de l’examen de la Cour. Son pendant cantonal offre son soutien à la scène locale par des aides ponctuelles. Or les subventions versées aux artistes ont, elles aussi, été écartées de l’enquête.

Tout au long du rapport, il est préconisé de formaliser. Il semble pourtant que les choses fonctionnent bien. Le FCAC et le FMAC sont de minuscules services de l’administration (respectivement 3,6 et 3,4 postes à équivalent temps plein) qui travaillent en bonne intelligence, comme le prouvent les projets Neon Parallax, sur la plaine de Plainpalais, ou encore Art & Tram. Laissons-les poursuivre et attelons-nous plutôt aux vrais enjeux que sont le Grand Théâtre et la Comédie.

Créé: 07.11.2019, 20h24

Irène Languin, Rubrique Culture

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