Mon festival à 50 balles, une utopie?

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L’été des festivals bat son plein. On admire les performances, on critique qui de droit. Doit-on s’inquiéter de ce que ça coûte? Très cher, en l’occurrence. Les cachets des artistes les mieux cotés, les locomotives comme on dit, ne cessent de croître. Et les billets d’entrée suivent la tendance.

Mais ne dit-on pas des consommateurs suisses qu’ils ont les moyens de payer? Oui, répondent les professionnels de la branche, qui ont toutefois des raisons de s’inquiéter: la disponibilité du public, elle, n’est pas extensible et tous les concerts ne font plus le plein. Or, l’offre sur le territoire helvétique, en particulier les festivals, devient pléthorique. Pop, rock, rap, électronique, on ne compte plus les open airs qui fleurissent sur le Plateau, l’immense majorité tablant sur quelques milliers de spectateurs par soirée. Des petits gabarits bien fragiles face au big business. Les professionnels de la branche sont d’accord: nombre de ces poids plumes devraient disparaître prochainement. Dommage pour l’ambiance conviviale.

Que dire alors des gros rendez-vous, les Paléo, Montreux Jazz Festival, Openair Frauenfeld et autres Gurten? Si les ténors de l’été semblent encore capables de mettre des vedettes à leur programme, ces dernières, de plus en plus, leur échappent. Et si la solution ne venait non pas du marché des concerts, lancé dans une fuite en avant qui promet l’avenir aux grandes sociétés globalisées telles que Live Nation, seules à même de payer le prix délirant des pop stars, mais de la musique enregistrée? Payer ce qu’on écoute chez soi. Développer les abonnements aux plateformes de téléchargement. De sorte que les artistes vivent également du travail en studio, de sorte que les musiciens fassent des concerts pour vendre leurs albums, comme avant. Patience, comme dit Jacques Monnier, très sage programmateur de Paléo…

Créé: 12.07.2018, 21h04

Fabrice Gottraux, rubrique culture

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