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Faut-il tirer sur les stages français en Suisse?

Les syndicats genevois pointent du doigt une pratique peu connue de la France, qui consiste à financer des «stages» de certains de ses jeunes ressortissants dans des sociétés hexagonales implantées à l’étranger, et donc aussi à Genève. Selon les organisations syndicales, ce système a le gros défaut de créer du dumping salarial car les rémunérations (de 3000 à 3300 francs) sont bien inférieures aux salaires d’usage et aux minima des conventions collectives.

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Lire aussi: «L’État français organise du dumping salarial»

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À l’origine, le système permettait d’offrir une alternative aux obligations militaires, le volontariat international en entreprise étant assimilé à un service civil. La fin du service militaire obligatoire en France, en 1997, a évidemment quelque peu changé la donne. Demeure cette possibilité offerte à des jeunes gens aux formations la plupart du temps très pointues d’acquérir une expérience professionnelle précieuse à l’étranger. Du point de vue français, l’intérêt en termes de formation et d’aide à entrer sur le marché du travail est donc indéniable.

Dans la perspective suisse cette fois-ci, deux points posent néanmoins problème. Le premier est le niveau de rémunération mis en avant par les syndicats. En effet, les missions et les responsabilités attribuées à ces stagiaires de luxe montrent que les entreprises attendent d’eux un véritable apport. Ils ne viennent pas en Suisse pour préparer les cafés et faire tourner la photocopieuse.

Le deuxième problème découle en réalité du premier. En finançant de la main-d’œuvre qualifiée au profit de sociétés et d’entreprises issues de son économie, l’État français les favorise à l’étranger au détriment de toutes les autres. Il y a donc là un zeste de distorsion de concurrence. Un zeste car le phénomène des stages n’est pas massif. Une raison de plus pour procéder à quelques petits réglages qui rendraient le dispositif totalement helvético-compatible.

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