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Faut-il avoir peur de la réalité virtuelle?

L’homme numérique entame sa troisième révolution, la plus spectaculaire sans doute. La première fut celle du World Wide Web, invention de génie, de Tim Berners-Lee, chercheur au CERN, qui au tout début des années 90 a initié les bouleversements que l’on sait: un monde connecté où l’information circule sans frein, ni frontières. Un milliard de sites Web au dernier recensement.

La seconde fut marquée par l’avènement concomitant de l’Iphone (2007) et de Facebook (2006). L’«homme digital», complètement interconnecté, décrit par Nicolas Negroponte a pris corps. Dix ans plus tard, le plus puissant des réseaux sociaux compte un milliard d’utilisateurs quotidiens sur la planète, soit un Terrien sur sept. Mark Zuckerberg dont nous publions une longue interview n’en revient pas lui-même.

Il est aussi l’un des acteurs de la dernière des révolutions, la troisième, celle de la réalité virtuelle. Un terme longtemps galvaudé mais qui aujourd’hui prend tout son sens. Chaussez un casque de réalité virtuelle et vous saisirez rapidement le potentiel de la technologie de l’image à 360 degrés. Une expérience par immersion. Il ne s’agit plus d’accéder à l’information, mais d’un plongeon criant de vérité dans l’ailleurs. Un ailleurs fantasmagorique, inventé de toutes pièces, ou au contraire le parfait reflet d’un monde existant mais dont les sensations nous étaient jusqu’ici inaccessibles. Les joueurs, les artistes mais aussi les médecins et les journalistes ont commencé à explorer le nouveau monde. On ne regarde plus, on s’imprègne.

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