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L’État tire sur le manche à balai

Genève Aéroport change d’époque. Après s’être développé sans retenue depuis quinze ans, le voilà confronté aux nuisances qu’il génère. Le Conseil d’Etat a décidé de tempérer sa croissance. Il lui impose un cadre. Le volume sonore des avions qui volent la nuit ne pourra plus augmenter. Cette mesure répond ainsi au ras-le-bol des riverains, excédés par l’accroissement régulier de ces vols tardifs.

Certes, ce n’est pas un gros coup de frein. Le Conseil d’Etat ne fait que reprendre les rênes et tire à peine dessus. D’ailleurs, l’aéroport pourra compter sur des moteurs de moins en moins bruyants pour maintenir son exploitation nocturne, rendue toutefois plus compliquée.

Il n’empêche. On assiste à un changement de politique. Il y a six mois, les élus qui remettaient en cause la croissance du trafic aérien étaient suspectés de vouloir nous ramener à la préhistoire. Aujourd’hui, le Canton s’est donné de grandes ambitions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Et Genève Aéroport est en première ligne dans ce combat. Il dispose de quinze ans pour revenir à ses émissions actuelles.

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