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Des élections étranges mais nécessaires

En temps normal, vous seriez en train de lire une «Tribune de Genève» consacrée aux élections municipales genevoises. Le scrutin a bien eu lieu. Mais il faudra patienter pour en connaître les résultats. Rarement un dimanche électoral aura si mal porté son nom.

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Les bureaux de vote ouverts, l’effervescence du dépouillement, les réactions, les interviews: tout cela a disparu dans la tempête du coronavirus. Les Genevois ne pouvaient voter que par correspondance. Les rues sont couvertes d’affiches que personne n’a vues. Réduites au minimum, les équipes de la Chancellerie devraient livrer des résultats… mardi soir.

Fallait-il maintenir ce second tour et risquer une participation minime? En Ville, le Conseil administratif comptera au moins quatre nouveaux. Aurait-il fallu prolonger le mandat des sortants pour affronter la crise?

L’élection pouvait difficilement être annulée, son premier tour ayant eu lieu. Les candidates et candidats ont pu se faire connaître avant le confinement. Terminer le processus valait mieux que l’arrêter au milieu du gué.

Quant au problème de l’inexpérience, le contexte de crise aura servi de «formation accélérée» aux nouveaux. Ils auront pris conscience, n’en doutons pas, de l’importance de leur mission. Sur quelle base démocratique aurait-on pu prolonger le mandat des sortants?

Même si la participation est restée faible lors de ce second tour (29%), elle n’a pas baissé tant que ça. Les politiciens devraient surtout s’inquiéter de la désaffection des électeurs lors des scrutins normaux (32% lors du second tour de 2015, alors qu'il n'y avait aucun confinement!). En comparaison, voir la participation baisser de quelques points cette année, lors d’une crise sanitaire majeure, n’est pas particulièrement choquant.

Les futurs élues et élus n’ont pas besoin d’une polémique sur leur légitimité, mais de notre soutien pour affronter la crise. Souhaitons-leur bon courage.

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