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Les dernières heures des homophobes?

On pouvait s’attendre à beaucoup de débats un lendemain d’élection, mais on n’a pas vu venir celui-là. En critiquant sur Facebook l’arrivée d’un conseiller d’État homosexuel au gouvernement, et en se prêtant à un amalgame inacceptable entre homosexualité et pédophilie, l’ancien député PLR René Desbaillets s’est attiré les foudres des commentateurs. Cette condamnation quasi unanime est rassurante.

Nombre de magistrats cantonaux en Suisse ont tu leur préférence sexuelle jusqu’à maintenant. Quand on voit le sort réservé à celui qui est le premier à l’assumer publiquement à ce niveau à Genève, on comprend pourquoi. Le viticulteur a certes présenté des excuses, dont on peut mettre en doute la sincérité tant il a persisté dans son discours. Du moins jusqu’à l’appel au boycott de ses vins. Thierry Apothéloz, s’il ne cache pas son orientation sexuelle, n’est pas dans l’affichage. La sexualité d’un élu ne concerne personne, sauf si elle contredit son discours ou si elle viole la loi.

L’appel au boycott des vins Desbaillets est lancé par un Vert. Ce parti ferait bien de balayer devant sa porte. Il a présenté deux candidates au Grand Conseil opposées à l’initiative pour l’égalité entre les partenariats de même sexe et les couples mariés.

L’enjeu est maintenant fédéral. Les normes pénales contre la discrimination basée sur l’orientation sexuelle se font attendre. Après leur approbation en commission du National, il faut espérer qu’elles soient adoptées avant le prochain dérapage.

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