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Une défaite teintée de jaune

Emmanuel Macron a perdu son pari. La République en marche (LRM) est arrivée en seconde position du scrutin européen. Le duel que le président de la République a voulu engager avec le Rassemblement national (RN) a tourné à l’avantage de Marine Le Pen.

Mais est-ce vraiment une surprise? Exposé à une fronde populaire depuis plus de six mois, le locataire de l’Élysée pouvait-il ignorer qu’il n’avait aucune chance de gagner à ce jeu-là?

Dès sa création, le Front national a prospéré en attirant à lui les votes de rejet, de colère et de protestation. Il était facile de prédire que le Rassemblement national allait, à son tour, tirer profit de la crise des «gilets jaunes».

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Si les projets de listes portés par quelques leaders du mouvement ont fait pschitt, le long bras de fer entre la rue et le gouvernement s’est traduit par une forte augmentation de la participation à cette élection européenne, qui a évidemment profité à l’extrême droite. Le jaune a viré au gris et pas au rouge si l’on regarde le piètre score de la liste de La France insoumise.

Emmanuel Macron s’est pris une gifle ce dimanche soir mais lui au moins reste dans le jeu. Pour Jean-luc Mélenchon, c’est une claque. Quant au patron des Républicains, Laurent Wauquiez, sa stratégie a plongé l’ancien premier parti de France dans les abysses.

Au final, le résultat de ce dimanche va avoir pour effet de renforcer la bipolarisation de la vie politique autour de La République en marche et du Rassemblement national. Entre les deux principaux partis français l’écart reste serré.

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