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Un débat tous crocs dehors

Faut-il abolir l’impôt sur les chiens? Au moment de me prononcer sur ce sujet brûlant, je vérifie qu’aucun canidé ne se trouve à portée de mes mollets. Le débat est devenu très émotionnel. Vous êtes pour le maintien de l’impôt? C’est que vous n’aimez pas les chiens!

Dérive malheureuse que ce populisme sur pattes, car la votation du 9 février ne porte pas sur l’amour ou la détestation des bêtes. On nous demande simplement si ces charmants quadrupèdes – pour lesquels j’avoue volontiers une certaine tendresse – peuvent faire reposer les coûts qu’ils engendrent sur la collectivité, ou si les propriétaires doivent en assumer une partie.

Selon les partisans de l’abolition, l’impôt serait discriminatoire, car il ne s’applique pas aux autres espèces. En effet, il ne vise que les chiens. Mais je ne glisse pas souvent, dans la rue, sur une crotte de chat. Plus rare encore est le canari urinant contre un réverbère ou, crime suprême, contre une caissette à journaux. Les parcs à chiens, entretenus par nos communes, voient passer relativement peu de perruches et de tortues d’eau.

Si les chiens reçoivent du fisc un traitement spécial, ils font aussi l’objet de soins tout particuliers des pouvoirs publics. L’argument de la discrimination ne tient pas.

Quant aux propriétaires démunis, les services sociaux peuvent prendre en compte, dans le calcul des aides, l’apport psychologique de l’animal pour son maître. Le maintien de l’impôt ne devrait pas les priver de leur compagnon.

Évitons un débat «tous crocs dehors». Les chiens jouent un rôle affectif important. Nul ne le conteste. Cela n’empêche pas qu’ils engendrent des nuisances et des frais. Demander aux propriétaires de continuer à participer à ces coûts ne semble pas démesuré.

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