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Le coronavirus contamine la culture. Attention fragile!

Faut-il sauver la culture des griffes du coronavirus? Une fois payés les incontournables – logement, impôts, assurance maladie, nourriture – qu’achetons-nous en priorité? Un billet de cinéma ou de spectacle, le sésame pour une expo, un livre, des journaux. Les loisirs artistiques comptent beaucoup pour nous. Ils contribuent à cultiver le lien social, éduquer les jeunes, ouvrir les esprits, apaiser les tensions, intégrer chacun. Ils sont notre richesse et font notre joie.

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Aussi l’économie créative et culturelle se place-t-elle à Genève en deuxième position en termes d’importance, derrière la finance mais devant l’horlogerie et la construction, avec 4,6 milliards de francs de valeur ajoutée et 6% des emplois dans le canton, selon une étude publiée en juin 2017. Un secteur essentiel, en expansion. Et fragile.

Le tissu culturel est d’une trame fine: associations, fondations, entreprises de moins de dix salariés, souvent à temps partiel. L’intermittence des emplois est inévitable. Beaucoup de structures sont soutenues par les pouvoirs publics, certes, mais elles ne roulent pas carrosse pour autant. Or c’est toute cette économie qui est en train de succomber au virus. Les annulations se suivent à un rythme frénétique, laissant sur la touche, comme au jeu de l’avion, ceux qui se trouvent en bout de chaîne.

Il y a urgence à se préoccuper maintenant de ce pan de notre vie qui fait son sel. À activer: le filet social, qui doit jouer son rôle par le biais du chômage partiel notamment; la responsabilité des collectivités publiques, qui seraient bien inspirées de ne pas réclamer l’argent de leurs subventions; l’entraide entre petits et gros, afin que ceux qui sont (bien) nourris par la poule aux œufs d’or veillent à ne pas lui couper le cou; la solidarité du public, car pourquoi réclamer à tout prix de l’argent, au fond, déjà dépensé? Car une fois la crise passée, celle-ci comme toutes les autres, nous aurons faim de beauté, de gaieté. Et de sens.

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