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Ne craignons pas la rentrée des classes

Comment diable faire respecter la distance de sécurité réglementaire dans les salles de classe et dans les cours de récréation? À elle seule, cette question résume les réticences des parents d’élèves et la perplexité des autorités scolaires. La réouverture de l’école obligatoire, fixée au 11 mai par le Conseil fédéral, s’apparente à un casse-tête bien pire qu’un problème de maths.

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Pour l’heure, les inquiétudes sont telles qu’elles poussent la majorité de nos lecteurs à désapprouver la décision du Conseil fédéral. Mais il reste suffisamment de temps, d’ici au jour J, pour répondre aux contingences pratiques. Faisons confiance aux responsables cantonaux de l’Instruction publique pour appliquer la volonté politique avec pragmatisme. Depuis le début de la crise épidémique, le monde scolaire n’a-t-il pas déjà prouvé sa faculté d’adaptation en offrant un enseignement à distance en partant de zéro?

Le bien-fondé de ce redémarrage, lui, ne fait aucun doute. La Suisse, avec sa stratégie progressive de semi-confinement, est parvenue à contenir la flambée du Covid-19. Au fil des semaines, les analyses scientifiques ont fait évoluer la connaissance de ce virus. Les experts constatent aujourd’hui à l’unisson que les enfants en sont de très faibles vecteurs: croyons-les. Tout comme les statistiques démontrant que les plus jeunes ne tombent pas gravement malades.

«N’en déplaise aux sceptiques, c’est une logique sanitaire qui donne lieu à cette rentrée inédite»

N’en déplaise aux sceptiques, c’est donc une logique sanitaire qui donne lieu à cette rentrée des classes inédite. Elle permettra – et c’est une heureuse conséquence – une reprise graduelle des activités économiques en libérant des milliers de parents bloqués à la maison. Elle aidera aussi les écoliers à retrouver un rythme d’apprentissage adéquat et de précieux contacts sociaux. Car l’école à domicile, à l’instar du télétravail, a montré ses limites dans de nombreuses situations.

S’il est demandé aux enseignants de garder leurs distances et de porter un masque en certaines circonstances, ils sauront s’en accommoder. L’école relèvera le défi. Personnellement, j’enverrai mon fils cadet avec confiance à l’école le 11 mai. Et j’espère que l’aîné, au gymnase, pourra faire de même quelques semaines plus tard.

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