Aux clients genevois de trancher

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Versant lutte pour le climat, la fin de semaine fut ardente. Au rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), centré sur la dégradation des sols, ont succédé les revendications, avec Greta Thunberg en figure de proue, du sommet juvénile de Lausanne. Et l’observateur attentif se demande encore comment il peut devenir un acteur plus actif.


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Un illustre voisin de Ferney, Voltaire, avait montré le chemin en prêtant ces mots à Candide: «Il faut cultiver notre jardin.» Le contexte était autre, mais la consigne demeure d’actualité. Penser global ramène à agir sur le plan local. Or, il se trouve qu’à Genève un dispositif révolutionnaire a été mis en place il y a quinze ans, qui permet à tout un chacun de faire vivre l’agriculture ou l’élevage de proximité.

Il faut se rappeler qu’au début des années 2000, le rat des villes fréquentait peu le rat des champs, voire le regardait d’un œil suspicieux. La grande idée des acteurs genevois de l’époque, dont le conseiller d’État Robert Cramer, fut de créer une marque qui ne se souciait pas seulement de proximité, mais imposait aussi qualité, traçabilité et, en termes de revenus, équité.

Le label GRTA (Genève Région - Terre Avenir) était né. Il a donné conscience aux producteurs locaux qu’ils avaient une raison de perdurer sur ce territoire. Et, au fil du temps, il a amené les citadins à goûter aux bienfaits des produits de proximité et à les amplifier. Chaque samedi durant cet été, nous proposons un produit phare de la production locale. Aujourd’hui, on constate que le plus décrié car produit hors sol, la tomate genevoise, porte des vertus en termes de lutte biologique, de diversité et même, finalement, de gustativité.

Les grands détaillants de la place, pas à pas, jouent le jeu, mais leur choix est largement dicté par les préférences des clients. Au final, des magasins du terroir aux rayons des distributeurs, ce sont les consommateurs du lieu qui tiennent le couteau – fût-il à viande – par le manche.

Créé: 09.08.2019, 19h06

Denis Etienne,
Rédacteur en chef adjoint

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