Passer au contenu principal

Cerner le vote des étrangers et aux urnes!

Quel est le profil du «vilain étranger» qui bafoue ses droits électoraux au niveau communal? Il est jeune, peu formé et financièrement coincé. Soit la photocopie de l’abstentionniste au passeport à croix blanche. N’en déplaise aux populistes en mal de polémique, l’étranger est un électeur presque comme les autres, révèle l’étude universitaire qui s’est penchée sur leur participation électorale.

Tout étranger résidant depuis huit ans en Suisse a le droit de vote au niveau communal à Genève. Or, scrutin après scrutin, l’écart entre citoyens suisses et résidents perdure, malgré les résultats encourageants de la dernière campagne de sensibilisation «J’ai 8 ans et je vote dans ma commune». Le but de l’étude commandée par les autorités genevoises: mieux cerner le vote de cette population pour ensuite l’amener aux urnes.

Surprise, les chercheurs révèlent que l’identification avec la commune est plus forte chez l’électeur étranger que chez celui du cru. Il est également plus enclin à faire confiance aux autorités locales. L’étranger se construit et s’identifie là où il vit. L’appartenance à la citoyenneté se bâtit avant tout dans les communes. Un constat offrant d’intéressantes perspectives.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.