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La Bâtie 2019, une affaire de famille

Évacués, les slogans provocateurs du type «Familles, je vous hais!» Aujourd’hui, ses parents, ses grands-parents, ses enfants, on les dorlote collectivement, au grand jour.

À l’image de cette 43e Bâtie tout juste achevée, qui a placé le lien familial au cœur de ses obsessions. Un sujet inépuisable – chacun le confirmera – que le pan théâtral du festival a abordé sous l’angle tour à tour politique (avec notamment le «Granma» de Stefan Kaegi), intime («Nos parents» de Pascal Rambert), mythologique («Tous des oiseaux» de Wajdi Mouawad), ou poétique (le «Pas» beckettien repris par Laurence Montandon et Jane Friedrich).

Dans son fonctionnement même, notre rendez-vous de la rentrée n’échappe pas non plus à l’effet tribu. Cette édition, plus qu’aucune autre, s’est en effet tissé un réseau de partenaires qui fait de chaque institution impliquée un cousin de plus à choyer. À écouter dans ses exigences de programmation, de calendrier, de politique tarifaire ou d’accueil des publics, sans pour autant laisser phagocyter son identité propre.

Si La Bâtie de Claude Ratzé étend sa parentèle jusqu’à Lausanne, Saint-Genis-Pouilly, Nyon ou Machilly, si elle cultive des alliances rurales autant qu’urbaines ou suburbaines, la consanguinité pourrait néanmoins la guetter. À moins qu’elle affirme haut et fort à ses proches son besoin d’exogamie.

La vitalité d’un festival d’arts vivants se mesure en effet à la fécondation réciproque qu’elle permet entre les créations petites et grandes, locales et lointaines, illustres et émergentes, consensuelles et provocatrices.

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