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Blocher doit écouter les Romands

Le Welsch est un bouc émissaire idéal. L’UDC se prend une claque aux élections fédérales. La faute à qui, selon Christoph Blocher? Aux sections romandes, trop paresseuses. Le tribun n’a pas l’habitude de mâcher ses mots, mais ses accusations sont cette fois un concentré de mauvaise foi.

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Si l’UDC a perdu, c’est parce que sa stratégie était catastrophique. Et c’est à Zurich qu’elle a été développée, pas à Genève. L’hystérie climatique dénoncée par Roger Köppel n’a pas pris. Au contraire, elle a été rebutante. La preuve? À Fribourg, Pierre-André Page a cartonné. L’agrarien a osé dire que l’UDC devait se positionner sur le réchauffement. Idem à Genève avec Céline Amaudruz.

Cette dernière prouve aussi que l’UDC a intérêt à rentrer dans le XXIe siècle sur les questions de société si elle veut séduire en ville. «Mariage pour tous», égalité ou congé paternité, la vice-présidente est l’une des rares à les soutenir. Et elle fait son meilleur score personnel dans la course aux États.

Au lendemain du vote sur l’immigration en 2014, Blocher avait déjà montré à quel point il appréciait les Romands en affirmant qu’ils ont toujours eu «une conscience nationale plus faible». Et deux ans plus tôt, Roger Köppel affirmait dans sa «Weltwoche» que nous étions «les Grecs de la Suisse».

L’UDC romande doit tout à Blocher et à ses combats contre l’immigration et pour l’indépendance, mais il serait temps qu’il comprenne que sur les autres thèmes, le Romand n’est pas un Alémanique comme les autres.

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