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Affaire Maudet: un Conseil d’État à six contre un

Il fallait assister physiquement à la conférence de presse du Conseil d’État genevois, mercredi, pour mesurer la tension entre Pierre Maudet et ses collègues, palpable, gênante, épaisse comme un brouillard londonien.

L’élu PLR s’est vu dépouiller, contre son gré, d’une partie des attributions qui lui restaient, sans rien récupérer en échange. Il n’aura même plus l’Économie, mais seulement le Développement économique. Tous ses collègues l’ont voulu ainsi. Il s’y est opposé, en vain.

La décision était attendue, quoique pas dans cette ampleur. Elle a quelque chose de vexatoire, les élus soulignant par exemple le très faible nombre de fonctionnaires (une trentaine!) restant sous les ordres de leur cher collègue.

La réunion secrète dimanche entre cinq conseillers d’État, sans Pierre Maudet ni Nathalie Fontanet, révélée dans ces colonnes, n’a pas allégé l’atmosphère. Que six magistrats mettent Pierre Maudet à l’écart, on peut le concevoir. Mais se réunir sans la responsable des Finances était une erreur, risquant de fragiliser l’image d’un groupe censé rester uni.

Les fautes de Pierre Maudet sont lourdes, nous l’avons souligné. A-t-il mérité de voir ses attributions limitées à l’inauguration des chrysanthèmes? Chacun en jugera. Mais en voulant punir son «mouton noir» par une mise sur la touche, le Conseil d’État prend le risque de créer par contrecoup des départements si gigantesques qu’ils pourraient en devenir ingérables.

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